mais non ! ce n’est pas
parce qu’ on a un autre point de vue que l’on juge négativement l’article
et ce n’est pas non plus parce qu’on a une autre vision de l’humanité
qu’on est rétrograde a part critiquer vous n’ apportez aucun argument au débat
......
je pourrais vous en servir tout autant et vous rappeler que votre pensée sois
disant progressiste n’est qu’un prolongement des mythes mécanistes du 19 ème
siècle
( mais je ne le ferais pas )
d’un, je ne vois pas en quoi j’ai qualifié quelconque de
« rétrograde » : j’ai simplement confirmé certains propos de l’auteur : à
savoir le désintérêt manifeste à l’est de l’Atlantique pour ces questions ; de
deux, vous me parlez d’apporter des arguments au débat : quel débat ? D’un côté,
nous avons un auteur qui se contente de dresser une sorte d’état des lieux des
recherches et développements en cours, et se livre à un peu de prospective sur
les possibles implications/développements pratiques à court/moyen terme, et de
l’autre des réactions qui (pareil à votre réponse à mon com) qui développent ce
que vous appelez une « autre vision de l’humanité » : une question ici, qu’est-ce
qui dans mon commentaire, vous permet de considérer que (par exemple) je ne
partagerai pas cette « autre vision de l’humanité » supposée, ou que je
serai supposément un « progressiste » dont la pensée se serait nourrie
aux « mythes mécanistes » ?
Il me semble que ce passage de mon commentaire suffit à invalider vos
accusations qui me voient : a) accuser quiconque de rétrograde et b) disciple des
docteurs Moreau et Folamour :
" d’autant plus que jusqu’à aujourd’hui aucune définition
stricte et définitive que ce soit de la « vie », de la
« conscience » ou de la « réalité » n’a été énoncée :
ainsi donc les critiques supposant
l’impossibilité d’aboutir à de véritables formes de « vie »
artificielle, de voir l’émergence de « consciences » artificielles,
ou de réalité(s) simulée(s), me
semblent infondées."
Que dis-je donc ? Qu’il n’y a aucune définition stricte et définitive de la
conscience ou de la réalité : partant de là, quiconque me lit est à même de
saisir que moi-même n’en reconnaît aucune, et suis agnostique que ce soit
concernant les thèses matérialiste, mécaniste ou idéaliste, voir religieuse ;
qu’ensuite partant de là (à savoir notre méconnaissance absolue de la nature
(et du pourquoi) de la conscience, de l’Univers (réalité) ici il ne s’agit avant
toute chose que de considérer la possibilité d’aboutir à des formes « artificielles »
de conscience : j’emploie le terme de « possibilité » et non de
« probabilité » : bref dans le champ du Possible, et donc effectivement
que les non-arguments renvoyant ces possibilités dans le registre de
l’Impossible ou du fantasmatique me semblent infondées puisque mis à part si
vous pouvez me fournir une définition définitive de la conscience ou une
invalidation définitive de la thèse matérialiste par exemple : il vous sera
difficile de rejeter de but en blanc ces possibles développements futurs des
recherches actuelles dans le registre de l’Impossible.
mais non plus ! en fait
c’est l’inverse le nouveau monde a décidé d’ignorer l’ancien et de le détruire
il avance avec toute la subtilité d’un buldozer et se retourne en disant
regardez il n’y a plus trace que de moi ! nous n’en sommes que trop
conscients
c’est une façon de voir les choses : une autre est de se rappeler que nombre
des cerveaux du Nouveau Monde viennent de l’Ancien : et que visiblement si ils
ont opté pour la traversée de l’Atlantique (ou du Pacifique) c’est parce que
l’Ancien Monde ne leur donnait pas les moyens d’avancer dans leurs recherches
ou projets ; ensuite il est aisé d’accuser le « bulldozer » lorsque rien
n’est fait pour s’y opposer : lorsqu’avec l’auteur, je fais remarquer jusqu’à l’absence
d’intérêt (de débat) sur ces questions : est-ce le bulldozer qui impose ce refus
de réflexion, cette cécité volontaire ?
« le Monde-A-Venir » c’est
bien triste si j’osais je dirais le monde non A venir
c’est un joke sur non aristotélicien ( enfin un truc utile venu des états
zunis : la sémantique générale )
Ai saisi l’allusion à Korzybski et Van Vogt : et pour revenir à mon propos
précédent sur les migrations de cerveau : Korzybski était Polonais, et Van Vogt
(Canadien) parlait allemand à la maison et non yankee.
bien sur si vous préférez
une humanité de singes sapiens aux pouvoirs augmentés par des machines ça vous
regarde
ça sera juste sans moi
comme il est toujours plus facile de détruire que de créer vous allez surement
gagner alors ....amusez vous bien !
mais où avez-vous lu que je préférerai une humanité de supersinges techno-augmentés ?
Votre remarque est on ne peut plus fausse : a) dans mon com, il me semble
clairement rappeler les menaces réelles et potentielles que ces développement
peuvent faire peser sur l’Humanité et b) j’ai souvent développé mes critiques
face à certains tendances (de plus en plus affirmées) dans les courants
transhumanistes clairement néo-eugénistes.
Enfin, le fait de travailler dans tel ou tel domaine n’implique pas
l’absence d’esprit critique ou de toute forme d’éthique : tout le contraire ! Par
exemple, je ne suis pas convaincu que la simulation complète d’un cerveau
aboutisse, ni que celle-ci –le cas échéant- permette/voit a posteriori l’émergence d’une conscience ;
je ne suis pas plus convaincu que partir du cerveau humain (donc celui d’un
superprédateur) ne soit pas sans danger en cas de réussite ; enfin je suis par
contre convaincu que si ses recherches aboutissent effectivement : le dénouement
logique (conformément aux théories évolutionnistes, et au principe de sélection
naturelle) sera à plus ou moins court terme l’extinction de l’humanité homo
sapiens. Bref, vous vous livrez à un procès d’intention ici, en supposant que :
a) je validerai quelconque thèse : alors que toute recherche peut autant aboutir
à valider telle ou telle thèse ou à l’invalider définitivement ; b) que je cèderai
au prométhéisme - et aspirerai à un meilleur des mondes peuplés d’hybrides
techno-simiesques. Non, je suis simplement un individu lambda qui s’interroge
avant tout, mais qui a bel et bien pris acte que l’Humanité va connaître sous
peu des bouleversements d’une nature et amplitude jusque là inconnus, et dont
les implications encore aujourd’hui ne nous sont pas envisageables.