Je ne serai pas étonné, zara, de tenir que la seule raison
qui vous a empêché de vous flinguer ce sont bien vos enfants. Vous désertez
bien vite le terrain, comme quelqu’un qui court vers le ciel bleu, et qui, dès
les premières gouttes de pluie, affirme haut et fort que la vie ne vaut pas le
détour…
Sans parler surtout de votre paradoxe : vous savez,
mais peut-être ne le savez-vous pas, que le sexe ne se réduit pas au lit, et la
scène à laquelle vous nous donnez le loisir d’assister est hautement érotique,
pour ne pas dire plus, s’il en est un au-delà visible…
Donc vous commencez
par titrer « on ferme », puis vous glissez quelques allusions sur
votre louable ancien job qui fit le bonheur de tant, et enfin vous vous
étonnez, effarouchée, que des hormones se réveillent – on appelle ça « allumage »
ou je m’abuse ?
Ensuite, bien… Inversons le point de vue : Vous êtes
toute innocence, et vous vous faites agresser là par constant qui porte si bien
son pseudo malgré tant d’excellence ; volontairement ou non, il a
sexualisé la situation, c’est-à-dire qu’il vous propose de la fermer.
Et que faites-vous, vous qui affirmez haut et fort, vouloir
lutter contre cette mise au pas, cette réduction du verbe au silence pour le
triomphe du gestuel et du mimétique ? Vous acquiescez ! et vous dites
« bon d’accord, je me casse, je vais la fermer » - autrement dit,
fini les bonnes initiatives, autrement dit surtout, question sexe : «
sorry, but it seems that we’re open again… », vu qu’à la moindre
injonction sexualisée, au lieu d’ignorer, de replier ou de supprimer le commentaire, ou encore tout
simplement de passer outre, vous acceptez que : ok, oui, finalement t’as
raison, le sexe, y’a que ça…
Mais le verbe demande un peu plus et un peu moins : un
peu plus de hauteur, question de savoir que l’accusateur est toujours porteur
lui-même du problème (et vous y touchez presque), et un peu moins au sens où
vous n’arrivez pas - du fond d’une culpabilité à deux balles - à reconnaître qu’il
n’existe pas ; et que si vraiment vous vous trouviez au lieu que vous
prétendez avoir atteint, c’est un endroit où : lui, à ce moment-là, il n’a
pas lieu.
Sa fonction est donc de vous y rappeler, de checker, de
vérifier : elle est vraiment sortie celle-là, oui ou merde ? Et en
vous cassant, vous lui répondez : ben au fond tas raison, le cul, y’a
que ça.
Vous me direz que je vous cherche, je vous dirai que j’ai
passé l’âge, puis c’est pas mon genre, pas comme ça… Simplement chaque terrain
nouveau a ses armes spécifiques, et si vous voulez dealer avec le nouveau,
contentez-vous de vous abstenir des habitudes anciennes : Vous avez-vous-même
appelé les hormones à vous parler, et elles n’auront pas tardé, à voir la foule
sautillant alentour – non pas sur votre titre sexué, mais sur vos allusions de
carrière justement. Et comment reprocher aux autres de vous avoir suivie de si
près ?
Autrement dit, et c’est bien triste, je me répète, vous
obéissez, en partant, à une logique qui consiste à dire : Par ici c’est
porno sinon rien ; le contraire exact serait de rester, ne serait-ce que
par respect pour tous ceux et celles qui eux ne vous pas agressée…
Bref, méfiez-vous d’abord non pas de l’homme qui sautille
autour, mais surtout de vos doigts sur les commandes, surtout le majeur, qui décident si précisément de la température
de l’huile.
Donc je vous prie d’agréer, comme vous le dites en titre, que :
Y’a aut’ chose que les frites dans la vie.
Bien avoue.