Bougainville
L’intervention
de la France
au Mali place l’opinion dans un dilemme. Soit on approuve cette intervention
comme l’énorme majorité des Français et on se fait plus ou moins l’avocat du
terrorisme islamique, soit on éprouve de la sympathie à l’égard des terroristes
islamiques et on devient l’avocat de l’impérialisme Français.
Ce dilemme
est relativement perceptible dans votre ton à travers votre article. Vous
fustiger l’impérialisme Français et cette intervention au Mali avec vigueur et
vos arguments sont tout à fait justifiés. J’abonde dans votre sens là-dessus
sans aucune réserve. C’est net.
De l’autre
côté, vous semblez nier, en tout cas, vous ironiser la réalité de l’invasion du
Mali par le terrorisme jihadiste berbero-maghrébin. Vous écrivez par
exemple :
« "Les groupes islamistes armés , qui occupaient déjà toute la
moitié nord du Mali, voulaient prendre le pouvoir et imposer au Mali
la charia.".
La propagande a déjà bien fait son œuvre durant les mois
passés, avant le début de l’engagement de notre armée. Et j’en viendrais
presque à trouver l’action armée juste et honnête surtout envers nos politiques
si braves et si représentatifs de la
France, qui nous ont engagés dans ce conflit ».
J’aurais aimé que votre
ironie ici soit justifiée pour être totalement d’accord avec vous. Mais
malheureusement, elle n’est pas justifiée. En effet, l’invasion du Mali est une
réalité indiscutable. Et ce n’est pas seulement l’impérialisme français qui en
a rendu compte. Cette invasion s’est passée sous le regard médusé du monde
entier. Tous les médias de tous les pays en ont rendu régulièrement compte y
compte des moins sérieux aux moins sérieux. Même chose au niveau des milieux
politiques.
Beaucoup se sont contentés
de s’abreuver auprès des médias officiels. Les milieux maliens en particulier
et journalistiques africains en général étaient sans doute le lieu où l’on
pouvait recueillir des informations plus crédibles étayant ou infirmant l’information
des médias officiels. Donc l’invasion tous azimuts du Mali par une armada de
guerriers islamiques fanatiques et militairement suréquipée reste une réalité
tangible qu’il est indécent d’ignorer ou de minorer. Il en est de même de leur
prise du pouvoir dans presque tout le Mali et leur imposition extrêmement partout
brutale de la Charia.
Le terrorisme en général
et l’impérialisme ont toujours été des alliés. Les deux monstres se renforcent
en se combattant mutuellement. Cela est encore plus vrai en ce qui concerne le
terrorisme islamique qui se nourrit de la doctrine du brigandage enseignée par
Mahomet et son gang de pirates. Le mahométisme, cette funeste doctrine mystique,
comme le judaïsme ou le christianisme, trouve sa source dans la Thora toute aussi funeste. De
même, le mahométanisme est le cheval de Troie de l’impérialisme oriental, de
même le judéo-christianisme est le cheval de Troie de l’impérialisme
occidental. L’impérialisme judéo-coranique oriental est frère de l’impérialisme
occidental.
Pour être conséquent, celui
qui combat l’impérialisme avec vigueur doit aussi en même temps combattre le
terrorisme avec la même vigueur. L’un de ces deux combats ne va pas sans l’autre.
Toute la difficulté est là pour les peuples victimes de l’un et de l’autre
comme le Mali.
Quelle solution pour les
peuples d’éviter le piège consistant à soutenir l’impérialisme face au
terrorisme et vice versa ? La seule solution sérieuse, pour les peuples, comme
au Mali, de combattre l’impérialisme et le terrorisme, c’est de s’organiser en
partis politiques anti-impérialistes. La tactique militaire est celle de la
transformation des guerres impérialistes en guerres populaires de libération
nationale dans les colonies et pays dépendants, et en révolutions communistes
stalinistes (de type bolchevique) dans les pays impérialistes pour instaurer le
socialisme par la dictature du prolétariat.