Bonsoir Aldous,
Des papes, des papes, oui mais des panzani !
(Coluche)
Un peu d’ironie pour détendre, d’autant que vous avez pris l’altitude hellénistique.
Vous le soulignez, hélas les fondements de l’église ne sont que trop humains.
C’est assez lamentable, mais la troisième église monothéiste est une catastrophe.
par manque d’unité et par la non reconnaissance de l’autre qui n’est pas vécu
comme un autre nous même.
Évangile de
Luc X, 29-37,
Le Samaritain, est une des clés de voute de l’évangile, la forme la plus convaincante
de l’empathie.
C’est un guerrier
spirituel, il ne le sait pas et c’est sans importance. Dans cet état
d’esprit, il est attentif à tout, au danger, à la
misère, aux autres, à l’autre.
C’est un homme pratique,
il agit. Peut-être qu’il possède, dans les sacs posés
sur le dos de son âne, du vin pour désinfecter les
plaies du malheureux, de l’huile pour masser ce pauvre corps meurtri
étendu sur le chemin.
L’homme qui vit dans la
nature a le geste juste, le bon réflexe, son efficacité
est naturelle et se transmet d’instinct de père en fils.
La gratuité du
geste s’inscrit dans l’empathie. Il sait que cet homme au-dessus
duquel il pratique les premiers soins ce pourrait être lui. Il
est plein de compassion comme une mère qui fait son enfant,
comme elle il sait d’instinct que cet homme le prolonge, comme la
mère il s’aime dans ce geste vital.
Quel est le sens du
message ?
Donner du temps à
la personne en difficulté et, pour la personne qui reçoit,
le souvenir attendri, une pensée d’amour ?
Ce Samaritain est
étranger au cadre du savoir biblique, étranger au
caractère apostolique formel et conventionnel.
Intentionnellement, c’est un étranger.
Pas de réelle
gratuité du geste. Entrer en contact avec l’autre c’est voir
chez lui notre miroir. L’autre est un autre nous-même. S’aimer
chez l’autre.
Le Samaritain a donné
de son temps, de son affection, de son aide sans rien recevoir en
retour... le blessé pourra faire de même en pareilles
circonstances.
Tout ça est
tellement simple, tellement sain que les théologiens eux-mêmes
n’en perçoivent pas l’essentiel en s’égarant dans des
considérations morales qui écornent, voire déforment
le message.
Paul, c’est à dire Saul de Tarse a profondément influencé l’église primitive et son personnage plus politique que religieux, il était Juif, citoyen romain, parlait le grec...et préfigurait la première honte de l’église apostolique et romaine, le célibat qui nie la nature de l’homme.
Il fut d’abord persécuteur avant sa conversion sur le chemin de Damas. Pour moi, un dangereux sectaire qui répandit ses épitres dogmatiques. D’un point de vue clinique un épileptique, même tendance comportementale qu’un Moïse et sa loi rigide. Certes une époque. Jésus restaure la nature humaine par la foi...l’intelligence du coeur qui redonne à l’homme sa complexité naturelle, spirituelle et empathique du Samaritain.
Tout ça est trop simple pour les docteurs en exégèse qui se masturbent les méninges à défaut d’aimer une compagne. Tristis...Tristis usque am mortem... Triste comme la mort (en français dans le texte)
En fait vous m’avez permis de développer un peu. L’intérêt d’un papier, ce sont les commentaires qui donnent une densité au sujet dans la communication.
Merci, mais nous pouvons poursuivre si vous le désirez.