Tout à fait d’accord avec cette analyse. Nous avons hérité d’une équipe totalement incompétente, et, qui plus est, manquant tragiquement de charisme, plus préoccupée de maintenir ses privilèges et ceux de ses « copains » que de redresser l’état de la France.
Le problème de la France, et de l’Europe, est essentiellement économique et structurel, mais on nous bassine avec mesures dont l’urgence n’est absolument pas prouvée. Avec ces mesurettes, on nous fait croire que les engagements du « Président » sont tenus, si tant est qu’ils aient eu d’ailleurs une quelconque capacité à résoudre les problèmes de la France.
La stratégie consiste à se retrancher derrière les conclusions de « commissions de concertation » créées pour la circonstance, et qui permettent de dédouaner l’exécutif, mais qui en réalité démontrent son incompétence.
Et maintenant on nous annonce une gouvernance par décrets, pour accélérer les changements, mais quoi par décret quand on n’est pas capable de prendre une décision ?
Attendre 2017 pour juger des résultats ? Mais la France ne dispose pas de ce délai si elle ne veut pas se retrouver dans une situation proche de celle de la Grèce.
Il est pourtant clair que nous souffrons d’une part de la complexité de notre structure administrative (ce fameux « mille-feuilles » qui compte pas moins de 7 niveaux alors qu’un pays comme le France n’en aurait besoin que de 3), et d’autre part de la complexité de notre référentiel législatif (pour ne donner qu’un exemple : notre fiscalité). Combien cela nous coûte-t-il en lourdeurs administratives et en résolutions de conflits ?
Tout cela sans parler du temps perdu à défaire ce que le prédécesseur avait fait, même si c’était critiquable quelque fois, sans parler d’une faiblesse chronique vis à vis des partenaires européens (certes s’aligner sur les pays du sud, en pleine déconfiture, est bien plus facile que de dialoguer avec les partenaires adultes des pays du nord), sans parler de l’incapacité à maîtriser les circuits financiers, etc...