Le discours et la politique qui en découle souffrent aujourd’hui tristement de l’acharnement médiatique à relever le moindre mot qui sort de l’ordinaire langagier en la matière.
Faute d’une analyse foncière évacuée par crainte d’un audimat dictant la loi du moins disant culturel, voire d’un parti pris putassier travesti en objectivité professionnelle allant d’elle-même, c’est donc un vulgaire zapping qui tient lieu de débat...
Le mot « salopard » nous ramène au « sauvageon » de« Chevènement, même buzz pour un niveau zéro du commentaire, niveau partagé et utilisé par ces partenaires que sont les Apathie et les »spin doctor« , les deux communiquant comme les vases du même contenant.
Coluche avait réussi à rendre »enfoiré« audible, sa popularité d’intouchable comique transformant une insulte alors suprême en euphémisme consensuel, un tour de force contestable à mon avis, les mots étant des armes vicieuses, je tente justement ici de le rappeler...
17 salopards comme les 12 d’un célèbre film, sans doute l’allusion n’aura t-elle pas été comprise, ou volontairement ignorée, mais c’est bien parce que la bouillie insipide et convenue, le tourne-en-rond habituel n’est pas servi que s’indignent tartuffes les fainéants, ces véritables fonctionnaires rentiers de leur non-fonction journalistique.
Mélenchon comptant sait raconter, l’aurait-on moins critiqué s’il avait remplacé »français« par »national" ? la finance dont il cause n’a pas de frontière, la connerie qui l’accuse n’a pas de limites non plus, l’hypocrisie de la crise règne en reine indigne, une salope et des salopards...