Ca tombe bien, j’ai eu la bonne idée de commettre un article nommé "Pour
une réhabilitation du libéralisme". Allez y, expliquez moi donc ce
qu’il y a de malhonnête dans les propos que je tiens ou les propos que
je cite.
A moins de réduire la pensée libérale à la pseudo-pensée
d’Ayn Rand, être libéral ne signifie pas être pour le gouvernement du
monde par l’argent. Le libéralisme s’oppose à l’étatisme, à l’expansion
irraisonnée (et donc dangereuse, et injuste) du champ d’action d’un
pouvoir central dont on sait par (des milliers d’années d’) expérience
qu’il a naturellement tendance à dégénérer vers le totalitarisme. Oui,
le libéralisme est une philosophie politique, une philosophie du droit,
se basant sur l’individualisme méthodologique, pour la simple et bonne
raison qu’au bout du compte, avant de s’inscrire éventuellement dans un
collectif, les actions et les choix sont toujours le fait d’individus.
Partant de cet individualisme méthodologique, le libéralisme cherche
activement la quantité et la qualité nécessaire et suffisant de « droit »
pour permettre, autant que faire se peut, le vivre ensemble en
maximisant les possibilités de coopération. De fait, on peut être à la
fois libéral et socialiste (libéral de gauche), comme Maurice Allais,
puisque l’essence du « socialisme » est de construire une société basée
sur la coopération et non sur la domination entre individus. Néanmoins,
les prétendus libéraux de gauche représentés par le PS n’ont rien ni de
libéral, ni de socialiste. Dépendant de l’emprise du pouvoir de l’Etat
pour justifier leur présence et leur salaire, ils n’ont objectivement
aucune raison (au contraire) d’agir dans le sens d’une réduction du
périmètre d’intervention de l’Etat, ni même dans le sens d’une réduction
effective de la pauvreté. Ce sont des reines rouges, au sens qu’ils
s’agitent en tous sens pour que strictement rien ne change au niveau
structural, imitant le fameux personnage de lewis caroll.