« Malgré les déboires d’un exécutif confronté à une crise dont on ne voit toujours pas le bout ». Comme le soulignent les experts dans tous les médias, la dette de l’Etat mettra 20 ans à se résorber. Il est donc naïf de parler de solution de crise à l’horizon de quelques années.
On assiste en toute logique à la bataille de « qui paiera ». De droite comme de gauche aucun gouvernement ne peut faire de miracle. Reste à minimiser la casse et à ne pas effrayer ni le patronat, ni les syndicats, à rallonger le temps de travail avant la retraite, à être sage avec les banques, à calmer les lobbyistes de tous poils, bref, à aller du four au moulin en attendant les prochaines élections.
Pendant ce temps-là, on ne touche pas aux prébendes des hauts fonctionnaires, au mille feuilles administratif, aux 94.000 pages de documents reçus annuellement par les préfectures, au palais (du Luxembourg) des sénateurs, aux ordres divers, aux fraudeurs à l’URSSAF, et à tous les larcins qui saignent l’économie.
La quadrature du cercle, quoi. En France, tout le monde veut des droits, mais reste sourd aux devoirs que la gabegie ambiante n’encourage pas.
C’est comme ça. C’est culturel. Comme cette risible tradition qui consiste à mettre un bout de papier dans une boîte (une urne, paix à ses cendres) de temps en temps et à penser que cela changera quoi que ce soit.