Bonjour, Roubachoff
« Ca laisse penser qu’il n’a jamais eu la moindre conviction sur ce sujet. Il a menti au Bourget en affirmant que la finance était son ennemie, et il nous en donne la preuve chaque jour. »
Je pense, comme vous, qu’il n’a jamais réellement cru pouvoir renégocier le « traiité Merkozy », comptant très hypocritement sur un effort de relance dérisoire et artificiel pour faire passer la pilule du renoncement.
Pour ce qui est de son « ennemie la Finance », je crois qu’il y a une part de sincérité, les types comme Hollande (peu suspect de rapacité pour lui-même, contrairement à son prédécesseur) ayant en horreur les dérives de la spéculation et la déconnection de cette finance mondialisée avec l’économie réelle. Mais sur ce plan également, il ne peut rien faire seul, et cela il le savait au Bourget. Un tel rendez-vous étant millimétré, ses propos ne peuvent donc être mis sur le compte d’une improvisation enthousiaste, mais d’un calcul délibéré visant à galvaniser la foule des militants présents pour obtenir des images de très forte adhésion. Vive la politique !
« Il faudra bien que quelqu’un commence ». Certes, mais on ne voit pas qui, dans le panorama politique français très largement et très foncièrement gangréné par les perspectives électorales, aura les épaules pour prendre des décisions courageuses.
Bonne journée.