Bonjour, Surya.
Pour ce qui est de Jésus, c’était évidemment une boutade.
Vous
écrivez « Je ne crois pas que les
étrangers visitant la France ont le temps de se préoccuper des récriminations
et des frustrations des Français. » Sans doute avez-vous raison, et c’est
tant mieux pour nous car nous passons déjà trop souvent pour de mauvais
coucheurs, notamment dans les milieux de la restauration et de la limonade,
particulièrement à Paris.
Eu
égard aux comportements des politiques, vous avez également raison de souligner que j’aurais
pu ajouter « naïfs et crédules ». C’est même l’une des caractéristiques
les plus consternantes de notre peuple car cela ne fait qu’alimenter l’immobilisme
et la reconduction des mêmes élites.
Sur
la diminution des dépenses publiques, d’accord avec vous, cela doit
impérativement se faire avec discernement, sauf à s’engager dans une gestion
purement comptable à la Sarkozy. Pour l’aide juridictionnelle, c’est en effet
une grosse faute dont j’espère qu’elle pourra être amendée.
Vous
écrivez sur les lieux d’accueil des gens du voyage « Tout le monde aurait bien trop peur que ça fasse l’effet d’un appel
d’air si les conditions d’accueil étaient bonnes. » J’ose croire que
vous faites erreur sur ce point. D’une part, la majorité des personnes
concernées sont des... Français nomades. D’autre part, il ne s’agit pas de
construire des installations de camping 4* mais des lieux de vie provisoires
situés si possible ailleurs qu’à proximité des déchetteries ou le long des
voies ferrées et des routes les plus bruyantes.
Je
n’ai jamais dit que tout était nul chez les anglo-saxons, mais permettez-moi de
ne pas apprécier que des magasins restent ouverts toute la nuit et que les
caisses aient été très largement supprimées. Personnellement, je me refuse à
utiliser les caisses de scan express et je m’en suis déjà expliqué dans les
magasins où l’on voulait m’inciter à le faire.
Vous
n’entendez pas les Anglais dénigrer les Français dans les médias. Là, les bras
m’en tombent car le French-Bashing est une réalité récurrente dans la presse,
et pas uniquement dans les journaux populaires. Je me souviens, entre autres, d’un
papier incendiaire et truffé d’erreurs qui était paru je crois dans The
Observer à propos du fonctionnement des transports parisiens. A pleurer de rire !
Sur
l’individualisme, il me semble difficile de nier qu’il a fortement progressé
depuis la fin du siècle dernier, et c’est l’une des raisons majeures de l’échec
des classes populaires à se faire entendre des élites. Cela dit, vous avez
raison, il n’y a pas les « méchants
individualistes » et les « vertueux
collectivistes », mais le plus souvent un mix des deux chez chacun d’entre
nous.