Vous dites, eric, »Il y a deux façons de contrer ce phénomène : exiger la
dissolution des identités dans un vague métissage melting pot vaguement
égalitariste ou au contraire les renforcer même et peut-être surtout quand
elles sont en partie imaginaires".
En France nous avons - nous avions - une
troisième façon de contrer le racisme, et qui marchait assez bien il y a deux
ou trois générations : refuser de le confondre avec une hiérarchisation des
valeurs religieuses et appliquer, tout
simplement, la laïcité républicaine.
De nombreux immigrés africains noirs et maghrébins sont
heureux d’en avoir été estimés dignes, il y a quarante ans, comme le commun des
français de souche ancienne, et ils sont respectés par la grande majorité de
ces français-là, qui se savent leurs égaux et rien de plus.
En accordant aux immigrés récents un
»droit« de ne pas respecter cette laïcité »pour ne pas être
stigmatisés" - comme disent leurs indignes représentants - les gouvernants
sarkoziens, puis hollandiens, affichent en fait un vrai mépris pour ces nouveaux venus.
Quoi qu’ils en disent dans leurs discours démagogiques,
déformateurs, racoleurs, électoralistes, ces gouvernants les considèrent indignes de la laïcité, et plus généralement de
toutes les valeurs républicaines : la démocratie, les Droits humains, l’égalité
des femmes et des hommes, la liberté de conscience et d’expression...
Le »vivre
ensemble avec nos ressemblances, quelles que soient nos différences" de
Farida Belghoul est de beaucoup supérieur au « vivre ensemble » dans la haine prétendument justifiée des
islamistes, des racistes anti-blancs et de la fausse Gauche qui se couche
devant leurs exigences anti-démocratiques.