Bonsoir Joukov,
Merci de continuer à nous informer des
évolutions de ce dossier ukrainien.
J’en fais de même de mon côté.
Voici quelques conclusion auxquelles je
suis arrivé aujourd’hui.
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Les Européens ont été
complètement abasourdis par la décision de Victor Ianoukovitch de
suspendre la signature de l’accord. Ils ne s’y attendaient pas et
on les voit maintenant se rejeter la responsabilité de cet échec
entre eux.
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De grands groupes européens
comptaient sur cet accord pour investir le marché ukrainien et par
ce biais pénétrer le marché russe sans devoir négocier un accord
avec la Russie. Ils en sont pour leurs frais. Ils comptaient aussi
faire main basse à vil prix sur les fleurons de l’industrie
ukrainienne. Là aussi, c’est raté.
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Une majorité d’Ukrainiens désire
ce rapprochement avec l’Occident mais ne connait pas les termes
de cet accord qui est d’ailleurs quasiment secret.
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L’énorme majorité des Ukrainiens
ne veut pas entrer dans l’OTAN et veut rester hors des alliances.
Ils feraient bien d’apprendre ceci : « Il se trouve que
l’accord d’association que s’apprête à signer l’Ukraine
comporte une clause sur la coordination de la politique militaire
extérieure. Proprement dit, l’armée ukrainienne comme telle sera
anéantie et il ne restera qu’un « Centre des opérations
spéciales » qui devra participer aux opérations militaires de
résolution des crises aux côtés de l’UE. Ainsi, sans être
encore entrée dans l’OTAN, l’Ukraine se retrouvera, par-rapport
à la Russie, de l’autre côté de la barricade. »
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Ce dossier est très important
pour les États-Unis. Il fait partie de la stratégie de
refoulement de la Russie avec le guerre du gaz et le bouclier
anti-missiles.
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Barack Obama ne peut pas se
permettre de laisser Vladimir Poutine obtenir une nouvelle victoire
politique. Les États-Unis ont investi énormément d’énergie dans
le dossier ukrainien. Il y a un lobby militaro-industriel
néoconservateur aux États-Unis qui continuera à mettre une énorme
pression sur le président.
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Le conflit syrien va se terminer
dans les prochains mois sans doute à l’avantage de Bachar al Assad
et il permettra aux Russes de revenir au Moyen-Orient.
Attendons-nous à une très dure confrontation entre les États-Unis
(via l’Europe) et la Russie sur le dossier Ukraine en contrepartie.
Voici ce que je répondais à
Hieronymus il y a deux jours : « J’ai l’impression que
cette affaire ne fait que commencer et qu’il va encore y avoir
beaucoup d’éléments nouveaux. Je suis en mode « wait
and see » pour le moment. »
J’ai l’impression que les prochaines
semaines vont être assez tumultueuses.