@ Alinea
Désolé pour votre père.
Je comprends que ce soit une expérience qui marque.
Mais c’est tout le danger de l’empirique : on se laisse saisir par la puissance hypnotique de « l’immersion » dans l’expérience et on peut facilement manquer de recul.
Tous les neuromachinistes ont un leitmotiv : ça se passe dans le cerveau.
Ils y croient dur comme fer et trouvent ça probant de nous montrer des images colorées corrélées avec de l’activité mentale.
Sauf qu’on le savait depuis longtemps.
Un coup de gourdin bien placé sur le crâne fait perdre conscience alors que le même coup n’importe où ailleurs fait juste mal. Tous les arracheurs de dents du passé le savaient bien.
Une fois qu’on a dit ça, où va-t-on ?
Nul ne sait encore dire ce qu’est le mental, il n’existe pas de consensus sur ce qu’est la conscience et il faudrait abandonner tout ça aux neuromachinistes ?
Jamais de la vie !
Comme je l’ai indiqué dans d’autres articles avec quelques liens que vous me pardonnerez, je n’ai pas sous la main, il existe des faits, des données certes « anecdotiques » (au sens de non expérimentalement reproduites dans le cadre d’une expérimentation de laboratoire) mais néanmoins « cliniques » cad réalisées par du personnel de santé et non pas des gourous du new age, qui permettent d’évoquer la possibilité d’une conscience extra-corporelle dans la mesure où des personnes en état de mort cérébrale et ensuite ramenées à la vie font état de perceptions et de souvenirs acquis à un moment où leur cerveau était alors physiologiquement incapable de quoi que ce soit et/ou que le positionnement de leur corps rendait impossibles.
De nombreux exemples de cela existent. Face à ces « évidences », comme l’indiquait Loatse, soit on ferme les yeux et on se répète ses rassurantes « preuves » neurophilosophiques, soit on les ouvre et on mène l’enquête.
Alors même que j’avais une théorie psychobiologique de la conscience, je l’ai mise en suspens car je me dis que je n’ai probablement pas fait le tour de la question comme je le pensais.
Bref, j’ai remis l’ouvrage sur le métier et je pense qu’il va me falloir creuser côté physique quantique.
J’avoue hésiter devant l’ampleur de la tâche !