Bonjour Hervé,
Je me permets de rebondir sur quelques unes de tes remarques qui pour certaines me fond sourire
et pour d’autres m’inspirent. Je m’explique :
« Effectivement, tout cela nécessite de longs développement, mais c’est
pas mon truc, moi j’aime surtout découvrir les concepts, les idées
mais pas les approfondir. »
Bhein heureusement que c’est pas ton truc parce que j’ose à peine imaginer ce que cela donnerait si tu décidais de les approfondir. 
Si tous les intervenants présents sur Agoravox analysaient les articles qu’ils commentent aussi « superficiellement » que toi, nul doute qu’il y aurait beaucoup moins de tension dans les échanges. Lorsque je constate le nombre de prises de tête et d’engueulades provenant d’erreur d’interprétation que l’on peut lire, ça donne le frisson : foncièrement, les gens ne sont pas en désaccord, mais s’obstinent à ne pas comprendre leurs interlocuteurs qui s’expriment avec des mots différents tout en voulant dire la même chose.
C’est tuant !!!
A croire que nous sommes d’avantage portés à la guerre plutôt qu’à la paix. Après, je comprends très bien ton choix...
Sur le développement de tes propres analyses, je n’ai absolument rien à redire si ce n’est de préciser quels sont les mots que j’utilise pour au final, décrire la même chose que toi :
« Donc, les outils sont de trois ordres pour juger du comportement
d’une personne, L’émotion quand à sa satisfaction ou frustration. Le
tiers inclus ou exclu qui permet de savoir dans quel espace émotionnel
évolue la personne, et enfin, l’acceptation ou non du principe de
réciprocité pour savoir si le principe de la morale est acquis ou non. »
Rien à redire sur l’émotion. Je traduis ce que tu appelles « le tiers inclus ou exclu » par le sentiment d’empathie (qui sera le thème du dernier article de cette série). Certains auteurs décrivent cette fonction cérébrale sous les termes d’intelligence intrapersonnelle ET interpersonnelle. Au sujet de la réciprocité, l’expression parle d’elle-même, mais je porte d’avantage l’accent sur la notion de respect mutuel en expliquant ensuite que pour qu’il y est respect mutuel, il faut une réciprocité.
Bref, ce ne sont pour moi que diverses manières de dire la même chose de façon plus ou moins complète, mais bien souvent, le fait d’exprimer une idée ou un concept de différente façon permet de l’enrichir plutôt que de l’appauvrir. C’est du moins ainsi que je vois les choses.
Aussi, merci pour le temps que tu passes à commenter mes articles, même lorsque c’est pour en pointer les lacunes ou exprimer ton désaccord.
Personnellement, ce qui m’intéresse, c’est d’observer comment des personnes comme les psychopathes qui éprouvent certaines émotions, mais pas toutes, parviennent à « singer » la présence d’un morale et s’en revendiquer, tout en agissant sans aucune morale comme nous en avons discuté autour du problème de la morale utilitariste. Et plus fascinant encore et de voir à quel point nous sommes trompés et manipulés par ce genre d’attitudes.
A ce titre, l’affaire Dieudonné m’a inspiré un court billet (une fois n’est pas coutume, LOL) dont j’ignore s’il sera accepté par la modération, mais dont je serais curieux de lire les réactions.
En attendant, bon week-end et à la prochaine.