Gaijin, Gollum, Jean, à tous,
l’absurde est invariable comme la foi, c’est nous qui faisons la différence dans notre relation avec elle.
La meilleure manière de questionner l’absurde, plonger dans l’antiquité grecque, le berceau des mythes fondateurs de l’humanité. L’humain en prise millénaire avec la divinité qui lui inflige des châtiments.
Les grands mythes universels apparaissent sous les noms d’ Atlas-Ixion-Pandore-Prométhée-Sisyphe.
Notre humaine condition pourrait s’apparenter à celle de Sisyphe, (ça m’arrange, c’est celui que je connais le mieux,) de plus, les olympiades m’ont toujours fasciné.
Dans un article, « Sisyphe intemporel », telle était son univers plutonien.
Sombre et pesante était la
parole. Les lieux environnants s’obscurcissaient dans une nuit
profonde. C’était comme un après lointain sur un paysage innommable,
assoupi... les enfers ? Un antre gigantesque, une illusion, une lumière
crépusculaire. Sur la pente escarpée d’un gouffre, un colosse musculeux
ahanant, tendu et ramassé, poussait devant lui un roc en direction de
la cime. A l’apogée de l’effort, le roc semblait trouver son équilibre,
hésitait et retombait dans les abysses. Silencieux, calme et résigné, le géant
Isthmique redescendait, athlétique, pour reprendre ses marques.
Voici précisé l’invariabilité de l’absurde existence. Pour affronter ce monde hostile, Sisyphe adopte une attitude de géant athlétique qui accepte et affronte la sanction divine comme un noble défi. En regard de l’absurde, c’est un géant responsable et créatif.
De sa vie passée et lointaine, les traditions
humaines, lyriques, épiques, historiques et philosophiques, se sont
emparées de sa légende, dans un concert d’éloges,de réprobations et de méditations.
Le choix que nous faisons est alors à la mesure du sens de notre vie.
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