Effectivement, un système « atomisé » ou distribué est beaucoup plus robuste qu’un système monolithique. Mais on ne peut pas perdre de vue que toutes les nations, tous les peuples, vivent sur la même planète et sont donc dépendants les uns des autres. Aussi, il est nécessaire que l’ensemble des nations partage un socle de règles communes, essentiellement économiques. Ce jeu de règles est le super-état. A priori, il émerge peu à peu de lui-même avec le temps. On peut accélérer le processus en exerçant des contraintes extérieures : c’est la mondialisation. à terme, lorsque les règles sont intégrées par tous les états du système, le super-état se trouve constitué de fait et ne nécessite pas de structure extérieure, puisqu’il se trouve distribué dans tous les éléments du système.
Au passage, oui les contraintes extérieures ont un effet d’uniformisation, de « rabotage des différences » mais cet effet n’est pas total, et chaque état garde une certaine identité. On peut le voir, à une autre échelle, en France, qui est un état depuis des centaines d’années, mais chaque région, chaque département, a tout de même gardé son identité propre. Que chaque état intègre les règles communes n’implique pas obligatoirement que tous ces états soient des clones équivalents.
économiquement, on peut très bien imaginer un système double. Une monnaie mondiale pour les échanges longue-distance, et une myriade de monnaies locales, pour chaque région (voire chaque ville)