Monsieur Pelletier.
Le roi est nu
Celui que vous portez aux nues est nu. Je ne vous ferez pas
l’affront de vous rappeler Les Habits neufs de l’empereur.
Un conte d’Hans Christian Andersen.
Bien sur au niveau professionnel, c’est une réussite pour
celui qui ressemble de plus en plus à un petit notaire de province. Maintenant,
quoi qu’il fasse, les courtisans seront en admiration, espérant l’aumône d’une
prébende.
Mais l’homme n’est pas sur un nuage familial.
En sortant de l’école fabriquant à la chaine les futurs
dirigeants, il a continué sa vie avec sa copine de classe. Même formation, même
ambition. Plus pratique, mais en rejetant d’assumer le moindre lien. Bien sur,
avec cette intimité, des enfants étaient à craindre. Pour le quatrième, cela se
transforma en une belle publicité politique. Mais, sa compagne, d’un caractère
autoritaire avait également de l’ambition. Mais il y avait un vide. Son cœur
était nu de toute affection.
Il rencontra une autre femme qu’il espérait plus docile.
Mais c’est encore l’ambition qui enchaina ce couple, pas les liens civiques.
Elle prit en main son travail, son aspect physique et ses relations. C’est sur
ce nuage rose, qu’il revêtit son nouveau costume de Président. Ne supportant plus
le caractère de cette pygmalion en hauts talons, il reprit en cachette, sa
recherche d’affection.
Il rencontra une comédienne qui endossa le rôle. Pendant un
certain temps, il fut un gamin, fuyant la nuit pour rejoindre sa dulcinée.
Cette relation fit le tour des popotes, mais dans un certain milieu. La belle
avait acquis une renommé et un nom dans le milieu parisien. Mais le film
trainait en longueur. Par chance( ?), un photographe dévoila l’histoire,
et sa vie fut mise à nue dans la presse.
Contrit, mais le dos rond, il reparti seul dans son palais.
Il va bientôt devoir gérer une troisième (officieuse) séparation.
En rentrant seul à l’Elysée, il va attendre comme Jules
César, que des sénateurs l’assassinent (politiquement).
A la fin de son quinquennat, il sera à l’abri du besoin.
Mais l’homme aura-t-il été heureux. Toujours absent, il n’aura jamais connu
l’affection d’une épouse et participé à la vie des ses enfants. Je ne
changerais pas ma place, pour la sienne.
J’aurais pu faire un article sur ce sujet (bien que le roi de France ne soit pas un
sujet), mais il ne serait pas passé en modération. Alors, je joue au coucou…
Serviteur Monsieur.