Tout a fait. Si les citoyens rejettent a de l’ordre de 60% les idées de gauche en général, en ce qui concerne le FdG et les verts, on se situe plutôt entre 80 et 90%. En revanche, la question de la dissolution est mal posée.
Certes, elle permettrait au peuple citoyen d’exprimer démocratiquement ce rejet profond et construit ( n’oublions pas que le niveau monte et qu’avec 80% d’une classe d’age au niveau bac, la population est beaucoup mieux armée pour faire des choix éclairés), mais ce n’est pas le plus gros risque.
En admettant même un succès a coup de manœuvres électorales et médiatiques, d’alliances contre nature, instrumentalisation du FN, façon 2012, mais avec une influence supérieure des extrêmes grâce au reflux du PS, on aurait un pouvoir orienté par des gens incapables de convaincre plus de 15% de leurs concitoyens. Et encore. ceux qui sont convaincus ont en général des raisons matérielles de l’être. Ce sont les électorats les plus typés en France. En gros, ils votent pour la hausse des dépenses publiques parce qu’ils en vivent. On peut douter a priori de leur capacité intellectuelle a gérer les problèmes complexes d’une société moderne, sur la base de leur incapacité a prendre en compte les besoins du reste de la population.
D’autre part, ils n’existent, institutionnellement, que comme supplétifs du PS ( troupes auxiliaires indigènes au temps de la colonisation). Toutes leurs tentatives de faire baisser le PS se traduit en réalité par une diminution de leur capacité de nuisance.s
Enfin, il est plus facile de s’arc-bouter sur de l’existant concernant 15% de la population, que de peser réellement pour des changements concernant tous le monde.
C’est pourquoi ces forces constituent un des cœurs des conservatismes français.
Elles ne peuvent donc être en tendance qu’hostiles aux processus démocratiques. Il est logique qu’elles préfèrent manifester que participer a des élections, en particulier législatives et surtout après une dissolution.
Pour toutes les autres forces politiques, la stratégie doit être de contribuer institutionnellement a réduire leur capacité de nuisance minoritaire, notamment grâce aux processus démocratiques (par exemple en démocratisant le droit de grève et le syndicalisme).