L’Union Europénne n’est qu’un club
économique où chacun des États membres va garder ses billes en poches pour ne
pas se faire dépouiller par les autres. Nous sommes à des années-lumière d’une
Europe fédérale « Unie. » Nous avons mangé le pain blanc de l’Europe des 12 (la
CEE) nous allons à présent manger le pain noir de l’actuelle UE, à cause d’une
crise de boulimie économique.
Les relances économiques font de
petites étincelles ici et là, cela relève parfois du système « D » dans cet
embouteillage économique de l’import-export. Il est loin le temps des colonies
où l’Europe pouvait encore s’enrichir sur le dos des pays pauvres et naïfs. Ces
pays sont aujourd’hui devenus un peu plus autonomes et concurrentiels... pourrait-on leur en vouloir ?
Souvenez-vous des tomates françaises
à prix taxés Vs les tomates espagnoles à prix cassés. La moralité de cette
histoire est ; « Chacun pour soi et l’Europe pour tous » puisque chacun veut
gagner sa tartine quotidienne dans ce sens des échanges à l’Européenne. Ce qui
est élémentaire et démocratique dans ce contexte.
Avec un peu d’ironie, je dirais que
la Belgique est une miniature de l’Europe dans la mauvaise entente
communautaire, linguistique et économique, ce n’est peut-être pas un hasard si
Bruxelles est devenue le cœur de l’UE. Ce n’est pas un hasard non plus, si la
Belgique est le berceau du surréalisme… « Ceci n’est pas l’Europe », aurait dit
René Magritte dans une œuvre inspirée de la bannière étoilée.