à Daniel Q
Rappelons que toutes les compétences que vous citez ont déjà fait l’objet d’un transfert de l’Etat vers le Département (ou d’une attribution, pour le RSA)
Par conséquent le transfert de ces compétences vers d’autres collectivités (Région, Intercommunalités), n’est pas un problème : cela s’est déjà fait. Il s’agit avant tout d’un dialogue social à mettre en place.
Alors, pourquoi transférer à nouveau, me direz-vous ?
Parce que supprimer le conseil général supprimera des redondances entre élus de différentes collectivités avec parfois des conflits d’intérêts lorsque les élus cumulent les mandats locaux (ce qui n’est pas rare).
Parce que avec le Conseiller général en moins les décisions se prendront plus vite sur des dossiers importants nécessitant le concours financiers de plusieurs collectivités et que l’instruction administrative et technique de ces dossiers sera allègé.
Parce que les conseils généraux disparus, on ne parlera plus des dépenses de prestige hors compétences (le grand stade, les zénith, le grand musée que personne ne visite), sans parler du financement des ronds points et des aménagements de centres bourgs destinés à favoriser la réelection du cnseiller général du coin.
Parce que les élus communaux et intercommunaux, investis de nouvelles compétences joueront davantage la carte de la proximité avec le citoyen et que la Région apportera son soutien technique par la présence d’agences territoriales (pour les collèges, l’action sociale, les route,...) dont beaucoup existent déjà, et un soutien financier à l’aménagement du territoire.
Parce qu’enfin, supprimer les conseils généraux, c’est aussi économiser les indemnités de 4050 élus, le salaire des contractuels politiques des cabinets et des groupes politiques, les frais de communication (0.32 € par habitant en France multiplié par 65 millions d’habitants -faites le calcul !), les voitures de fonction, les frais divers et variés de fonctionnement des assemblées (reprographie, informatique, buvette,...).
Voilà ! La question des économies financières est importante, mais pas autant que le nouveau cadre territorial favorable à l’émergence d’un réelle citoyenneté.