(suite
2)
Vous
terminez, professeur chems eddine Chitour, votre dernier extrait de mon article par cette phrase :
"Il faut cependant ajouter que, par ailleurs, les appels directs à exercer
des massacres sont beaucoup moins nombreux dans le Coran que dans l’Ancien
Testament"
Dans mon article, la
suite, que vous ne reproduisez pas, est celle-ci :
Je crois pourtant que ce livre sacralisé est beaucoup plus dangereux, pour
le monde présent et à venir. D’abord parce qu’il est beaucoup plus récent et
qu’il n’a pas été suivi, comme l’AT, par un équivalent des Evangiles. Ses
appels à la « juste » violence sont donc considérés par l’islam
comme toujours valables. Ensuite parce que le prophète Mohamed explique en
plusieurs endroits que le pire est de mal croire. Et puis parce que le
livre fait un devoir aux « soumis à la volonté de Dieu » de combattre
jusqu’à sa totale domination sur le monde. Et encore parce que Mohamed leur
enseigne qu’ils constituent une communauté supérieure à tout le reste
de la société, et que les lois de celle-ci sont inférieures à celles de leur
Dieu, qui doivent donc les remplacer.
En résumé, la pratique religieuse demandée par Mohamed à ses
adeptes est et reste incompatible avec la laïcité républicaine, la
séparation du politique et du religieux, la paix, la démocratie, l’égalité des
droits et des devoirs, la liberté de penser et de s’exprimer sans être menacé.
Cela fait que, dans la France et l’Europe en cours d’islamisation, on entend
bien souvent des musulmans insulter et menacer, crier une haine de l’autre
« en toute bonne conscience », en s’affirmant justes et bons dès lors
qu’ils respectent par ailleurs les consignes de la bonne religion. Cela fait
aussi que, lorsqu’un prêcheur comme Tarik Ramadan propose à sa communauté
« supérieure » de se constituer en contre-pouvoir il est tout à fait
fidèle à son prophète. L’islam s’est toujours affirmé comme devant être,
partout, l’alternative aux pouvoirs politiques. Les responsables musulmans
d’aujourd’hui ont toujours le devoir de remplacer ces pouvoirs
« des autres » par le pouvoir des hommes musulmans -
surtout pas des femmes ! – autoproclamés représentants du vrai Dieu sur la
terre.
Aujourd’hui, en France, c’est dans l’islam que la violence prétendument
« voulue par Dieu » est le plus manifestement réanimée. Mais les
gouvernements successifs, de nombreux politiciens de droite et « de
gauche », des philosophes, des sociologues et des journalistes répètent
inlassablement que c’est être raciste que de le constater et s’en inquiéter,
que « c’est être raciste que d’être islamophobe » !
Cette stupidité a déjà bien des années d’existence mais elle n’est qu’un
aspect particulier de l’autre grande stupidité qui, depuis toujours, accompagne
les religions : il faut les respecter par principe, quoi qu’elles cultivent,
qu’elles enseignent, qu’elles commandent ou qu’elles fassent.
Avec le temps, l’amalgame entre islamophobie et racisme est devenu une
petite ignominie, et ceux qui la perpétuent se font complices de ceux qui
utilisent la violence contre toute critique de l’islam, contre ceux – j’en suis
– qui dénoncent une dangereuse islamisation de la France. Parallèlement, des
émissions de radio et de télévision (dont on tente parfois d’empêcher la programmation),
des articles et des livres expriment de plus en plus fréquemment cette remarque
: il y a en France corrélation entre le développement de l’islam et celui de la
délinquance. Ceci peut s’expliquer facilement : si la mécréance ou la sortie de
la « bonne croyance » est beaucoup plus grave que l’incivilité ou la
violence, et si « le Dieu miséricordieux » de l’islam pardonne plus
facilement celles-ci que celles-là, alors le musulman peut effectivement penser
qu’il se conduit moins mal en insultant, menaçant ou frappant, éventuellement
jusqu’à donner la mort, qu’en cessant d’avoir « la bonne croyance dans le
vrai Dieu ».
Ainsi
s’expliquent, je crois, ces vidéos apparemment incohérentes dans lesquelles des
individus insultent et menacent de mort la présidente de Résistance
Républicaine - dont je suis membre – tout en s’affirmant des individus
bons et généreux, pas racistes du tout, eux, des adeptes de l’amour et de la
paix. Il se peut qu’ils le croient vraiment car ils ont en exemple le prophète
Mohamed lui-même : il a pu transmettre le « merveilleux message du vrai
Dieu » tout en étant dans sa vie personnelle un contre-exemple en
humanité, à l’opposé du prophète juif Jésus.