« le prolétaire de base s’en tape complètement... »
On
touche le coeur du problème : les gens ne voient que ce qu’ils veulent
voir, ne s’occupent que de leur petite personne et c’est justement pour ça que l’oligarchie vous
mène par le bout du nez. A rester centré sur son petit nombril, pendant que le monde tourne et avance sans lui, on perd de la vitesse, on se fait rattraper, on se fait enfler, on vit totalement dans le déni, et ce que beaucoup de nos concitoyens appellent « protestations légitimes » ne sont en fait que des trépignements d’un enfant à qui on vient de dire que la récré est finie, et qu’à la prochaine en plus il faudra qu’il partage ses jouets.
L’état, c’est papa-maman.
Vous voulez tous un état pour vous réfugier dans ses jupons, pour vous consoler quand le vilain étranger commence à rendre coup pour coup, pour glander devant la télé, pendant qu’elle vous prépare un bon repas.
Un beau jour, papa-maman décident que leur enfant est grand, qu’il doit
se débrouiller tout seul. Il faut intégrer les règles pour grandir. C’est maintenant. Alors soit on continue à pleurnicher, et à se prendre des raclées à l’école, soit on se sort les doigts du cul, on regarde la situation un peu plus objectivement (on est bien loin de la catastrophe que vous voulez tous voir), en se tournant vers le présent et le futur au lieu du passé, et on se remue pour leur en mettre plein la vue.
M’est avis qu’on n’a pas fini de pleurer et de se ridiculiser devant le monde entier... quelle tristesse