Je constate un truc :
capitalisme, communisme, socialisme, nationalisme, poujadisme, keynesianisme, libéralisme (qu’il soit néo ou pas)
tous ces mots en -isme, on met tout et n’importe quoi dedans, à tel point qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits.
Certains pensent que l’oligarchie au pouvoir (je ne lui donne pas de nom en isme car on ne sait pas gran’chose de leur idéologie) a besoin de « diviser pour régner » notamment diviser les peuples par l’intermédiaire des nations.
C’était le cas chez les communistes, à l’époque de l’Internationale : ils voulaient unir tous les prolétaires, face au capital. Isga nous le rappelle ici.
Maintenant, l’oligarchie, descendante du capitalisme (enfin, il paraît), semble vouloir casser les nations, pour rassembler tout le monde sur un même pied d’(in)égalité. On n’y comprend plus rien. Voilà que les capitalistes se comportent à moitié comme des communistes
C’est tellement à n’y rien comprendre, que l’auteur, qui est peut-être bien la seule personne en France à se réclamer à ce point du communisme, se fait accuser par un des commentateurs (anti-gauchiste) d’être un capitaliste !!
On vous fait marcher sur la tête, on vous enfume.
Vous avez compris que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être, mais vous êtes encore loin du compte. Le monde est pas tout blanc ou tout noir. Les clivages qu’on croit déceler partout ne sont dus qu’à la façon dont notre langage est construit. La réalité est toujours quelque part entre les deux extrèmes, et capitalisme et communisme ne font pas exception.
Confrontez-vous à vos peurs les plus intimes, pour casser tous vos préjugés, doutez de tout, même de ce qui vous tient le plus a coeur. Arrêtez de penser avec ces idées en isme, toutes prémachées, elles ne valent pas mieux que la malbouffe, et proviennent du même endroit.
Arrêtez de penser le monde par le petit prisme des 50 dernières années. Nous arrivons au bout d’un processus qui s’est enclenché il y a beaucoup plus longtemps que ça.
Arrêtez de penser « contre » quelque chose ou quelqu’un. Pensez « pour » quelque chose qui vous plaît.
Arrêtez de vouloir « les empêcher » de je ne sais quoi.
Arrêtez de croire qu’il y a deux camps, il y en a beaucoup plus que ça.
Arrêtez de croire que le modernisme veut votre peau, le CD n’a pas tué le vinyle.
Notre problème, il est dans la tête des gens, dans vos têtes à vous, particulièrement si vous avez peur de l’Autre. On peut créer le système le plus équitable et humain du monde, si les gens ne sont pas prêts à l’utiliser, tout repartira en vrille bien vite. On ne donne pas de fragiles jouets de collection à un bébé de 2 ans.
Donnez un million à un accro (au jeu, à la drogue aux fringues, aux putes...) et bien vite il n’aura plus rien. Et ce n’est pas à l’état d’empêcher ça.
Le système est sensé être le reflet de notre organisation, un accélérateur, un catalyseur pour notre activité ; pas un garde-fous pour compenser la bêtise des humains.
Si les footballeurs et les chanteuses à voix de crécelle ont trop d’argent, c’est que VOUS leur en donnez trop. Si les grosses multinationales ont tellement de pouvoir, c’est parce que VOUS les engraissez. Changez de comportement au lieu de pleurnicher sur l’injustice du système.
Arrêtez de rêver au prophète, l’homme providentiel qui va venir tout remettre d’aplomb, elle est finie cette époque. L’homme providentiel, c’est vous. La meilleure façon de grandir, c’est pas d’appeler maman l’état à votre secours à tout bout de champ ; la bonne méthode, c’est de faire les choses par soi-même, quitte à se planter.
Les solutions à nos « problèmes » sont là, mais « ils » ne lèveront pas le petit doigt pour les mettre en place à notre bénéfice. Ils attendent que NOUS le fassions de nous même. Quitte à nous pousser si on refuse d’avancer.