Les gauches, ce sont les dépenses publiques et les agents publics.
Pour chaque pays européen, il y a d’autant plus de gauche et d’autant plus « a gauche » qu’il y a de fonctionnaires, d’impôt et de dépense publique par habitant. La Grèce est le cas le plus caricatural sans doute.
La preuve ? Tous les partis « vraiment a gauche » ne se battent pas contre « la crise » qui existe et touche les gens qui bossent dans le prive, la majorité, mais contre « l’austérité » qui consiste en un contrôle de la dépense publique, donc des revenus de ses adhérents.
Si les gauches de gauches ne parviennent pas a capitaliser sur le déclin du PS, c’est parce qu’il continue a sacrifier le reste de l’économie a ses troupes.
Ainsi, il va faire cadeau de leur impôt sur le revenu a 3,7 millions de personnes, qui sont par définition des riches, quand la moitie des ménages ne paye pas cet impôt, alors même qu’il y a 11 millions de pauvres. Dans un pays ou depuis 30 ans, la majorité des postes de « cadres » on été créé dans une fonction publique ou les salaires sont en moyenne de 17% supérieurs a ceux du prive a travail égal, on voit que le syndicat des impôts a bien fait son travail. Ce cadeaux va toucher essentiellement et très précisément l’électorat socialiste.
Pour le moment, l’abstention est un moyen de pression. « Ok, vous préservez a peut prêt nos acquis, mais il n’y a pas de progression ». Ces gens ne sont pas fous. Ils n’ont pas confiance dans les gauches de gauche pour maintenir la capacité d’endettement du pays qui est aujourd’hui seule garante du maintient de leur pouvoir d’achat. Ils savent qui les nourrit. Qui fait qu’ils sont la seule catégorie a échapper aux efforts face a la crise.
Il est donc absolument inutile pour les gauches de gauches de se mobiliser. Quand il n’y aura vraiment plus d’argent a racler et que le pouvoir, quel qu’il soit s’attaquera aux vraies dépenses inutiles, elle monteront mécaniquement dans les élections.
Cela restera aussi inutile que maintenant, des lors que le reste de la population a une forte conscience du fait qu’elles sont une grande partie du problème et non sa solution.
La nego. ce sera le PS, éventuellement avec n’importe qui d’autre, y compris FN si il le faut, sacrifiant l’arrière garde du prolétariat pour maintenir son train de vie. On a un précédent avec Sarko et son accord avec les syndicats de titulaires : ok pour une embauche sur deux, mais on veut la moitie du fric....et tant pis pour les jeunes et les non titulaires...
Les gauches de gauche n’auraient une chance qu’en étant des forces de proposition et non de conservation : proposer des solutions a la crise pour le prive. Initier une reforme de l’État en fonction des besoins du public et non des intérêts de ses agents les mieux organises. Je pense qu’elles sont trop dépendantes des miettes que leur laisse le PS pour en avoir le courage.