Julien, je pense qu’un être sain, homme ou femme, est naturellement capable de maîtriser ses pulsions sexuelles, qu’il ait ou non découvert à 4 ans que toucher certains endroits de son corps pouvaient provoquer des sensations qu’il était capable ou incapable d’expliquer. Je suppose que cela doit être intégré dans les cours d’éducation sexuelle, J’espère qu’on y apprend quels sont les organes-outils, mais aussi le mode d’emploi et les valeurs qui y sont rattachées telles que le respect, et dans le meilleur des cas l’amour.
Personnellement, je suis trop vieille pour avoir connu ce genre d’éducation, même en famille. J’ai ouvert tous les gros choux verts du potager de ma grand’mère dans l’espoir d’y trouver le petit frère désiré. J’aurais préféré une soeur, mais les roses me semblaient bien petites pour cacher un bébé. Je n’étais guère plus savante quand, le jour de mon mariage, je suis passée du bras de mon père à celui de mon mari. C’était, à mon avis, un omission dans mon éducation qui pouvait être catastrophique. Je suis heureuse que mes enfants et petits-enfants aient vécu autre chose. Cela prouve qu’il ne faut pas toujours croire que les parents soient toujours les mieux placés pour s’occuper seuls et entièrement de l’éducation de leurs enfants.