Bonjour,
Alinea.
J’ai tout
simplement rencontré ce livre à la bibliothèque de Dinan où j’emprunte une
soixantaine de bouquins chaque année. C’est là aussi que j’ai trouvé le
livre de Peter May « L’île des chasseurs d’oiseaux », lui aussi inspiré
d’étonnants faits réels, qui m’a incité à écrire il y a quelques semaines « Les
fous de Sula Sgeir ».
D’un naturel enjoué et romantique, Ethel Le Neve
était tout à la fois naïve et amoureuse, deux raisons cumulées qui ont expliqué
son aveuglement devant l’évidence de la culpabilité de Crippen. Elle est d’ailleurs
restée amoureuse jusqu’à sa mort en 1967, au point d’être enterrée elle aussi
avec une photo de Crippen.
Quant à
Crippen, malgré l’horreur de son crime, c’était un vrai doux, aussi
invraisemblable que cela puisse paraître. Apprécié de tous, à l’exception
notable de Belle Elmore, il a fait une excellente impression sur les policiers
par son comportement exemplaire de docilité et de courtoisie.
Pour ce qui
est de Marconi, je n’ai pas de grief contre lui, pas plus qu’à l’encontre des
industriels qui ont développé la TSF dans le prolongement de ses travaux ou de ceux
de ses concurrents comme Telefunken. A noter, concernant Marconi, que s’il
avait tendance à se pousser du col dans le milieu de la télégraphie
balbutiante, il s’est montré déconcertant, lors de la réception de son Prix
Nobel, en avouant qu’il n’avait toujours pas compris comment pouvait fonctionner
sur de longues distances la transmission par ondes hertziennes !
Merci à toi
de t’être intéressée à ces deux destins.