@Bakerstreet
Dans les années 80, un prof certifié commençait à 2 fois le smic contre 1,2 aujourd’hui. On peut donc dire que la profession se smicardise petit à petit d’autant plus que le salaire des jeunes enseignants à été revalorisé de plusieurs centaines d’euros il y a quelques années pour ne pas finir en dessous du smic . Celui des gens à mi carrière n’a pas bougé, ce qui fait qu’on observe un nivellement des salaires qui ne suivent même plus la hausse des prix réelle (vous savez celle qui tient compte des coûts du logement et de l’énergie pas celle qu’on nous balance au JT !) en incluant les revalorisations d’échelons.
Je me souviens de mon prof d’EPS qui roulait en BMW série 5 dans les années 80 suscitant une certaine envie chez les élèves de terminale. Il est possible que de voir arriver un prof mal habillé, avec une Twingo vieille de 10 ans, se logeant dans un 12 m2 et n’ayant éventuellement plus les moyens de se soigner les dents puisse questionner les élèves sur l’intérêt de faire des études...
Mais les profs c’est peut-être comme les curés, ils ne devraient pas parler d’argent ?
Ceci étant peut-être réservé aux banquiers, aux notaires, aux experts comptables, aux avocats ou autres ?
Franchement, dans certaines disciplines comme les maths ou l’informatique on peut comprendre que certains se refusent à aller négocier leur bac plus 5 pour des salaires aussi faibles alors qu’ils peuvent aller vendre leurs services dans des boites en Suisse, au Canada ou à Hong-Kong pour beaucoup plus.
J’ai toujours un peu de mal avec la rengaine de certains commentateurs vis à vis des enseignants. On y sent comme des comptes à régler, un syndrome freudien mal assimilé peut-être...
En tout cas dans bon nombre de pays, quand un enseignant parle de sa profession, cela ne provoque pas l’animosité qui règne dans ce pays, bien au contraire. Un signe peut-être de plus de son déclin irréversible ?