Hannibal Genséric
Vous oubliez d’évoquer le cas très
particulier de Henri Désiré Landru (1869-1922), un Français de
souche qui, vers la fin de la première guerre mondiale séduisit et
fit disparaître, par combustion dans son énorme cuisinière, une
bonne dizaine de femmes après les avoir coupées en morceaux.
Vous aimez les horreurs, je vous
recopie donc un paragraphe de l’article que Wikipedia lui consacre ;
ça devrait vous plaire :
« Des
perquisitions ont lieu chez Landru, 22, rue
de Châteaudun à Paris mais aussi dans les deux villas qu’il
louait successivement, à Vernouillet, puis à Gambais, conduisant à
la découverte de débris supposé humains dans un tas de cendres
retrouvé dans un hangar, dans la cheminée, dans la cuisinière ;
on trouve également des agrafes, des épingles, des morceaux de
corset, des boutons en partie brûlés. En tout, la police retrouve
4,176 kg de débris d’os calcinés, dont 1,5 kg provenant
de corps humains, ainsi que 47 dents
ou fragments de dents. Le médecin légiste annonce à la presse que
ces os correspondent à trois têtes, cinq pieds et six mains7. »
Cet exemple montre bien ce que sont les
Français en général : des assassins, des sérial killers. Et
comme si toutes ces horreurs n’avaient pas suffi, ils ont encore
trouvé bon – à l’époque, la guillotine fonctionnait encore –
de décapiter ce pauvre homme qui n’avait fait pourtant que leur
mettre sous les yeux leur vraie nature profonde. Par la suite, les
Landru se sont multipliés à l’infini ; comme on sait, ils
pullulent, chacun pouvant s’autoriser désormais, devant les tribunaux, d’un
exemple devenu célèbre.
Daech aura violé et massacré bien des
femmes, en aura réduit quelques centaines en esclavage, mais cela ne
dépasse peut-être pas encore vraiment l’horreur des crimes de
Landru. Daech dispose donc, dans l’imitation d’un crime bien
typiquement français, d’une marge assez confortable et qui laisse
bien augurer de l’avenir.
Le propre des hommes de bonne volonté,
c’était jusqu’à ces derniers temps d’essayer toujours de faire
table rase d’un passé plein d’erreurs et souvent calamiteux, de
reconstruire un monde neuf et plus juste sur de nouvelles bases en
faisant autant que possible l’économie de la violence et de la
souffrance des êtres qui en résulte.
Désormais, on s’affranchira de tout effort
d’imagination, on ira chercher dans le passé ce que l’obscurantisme
aura pu produire de plus sanguinaire, on s’efforcera de rétablir
cette loi de la jungle qui s’observe déjà sur toute l’étendue du
nouveau « Califat ». La seule raison qui prévaudra, ce
sera celle du plus fort, enivré de sa nouvelle puissance : Allah
akbar ! Un personnage de Corneille, Cléopâtre reine de Syrie,
dans la pièce intitulée « Rodogune » résume assez bien
ce beau programme délirant dans deux vers restés célèbres :
Allons chercher le temps d’immoler nos
victimes,
Et de me rendre heureuse à force de
grands crimes.