Bonsoir, Jean-Philippe.
Vous avez raison, nous avons trop parlé de Zemmour et pas
assez de Modiano dont l’œuvre est sans aucun doute l’une des plus importantes
de la littérature française contemporaine. On est, avec lui, bien loin, des romans
formatés et répétitifs d’auteurs comme Musso et Lévy. Et les jurés du Nobel ne
s’y sont pas trompé, qui ont récompensé un écrivain dont on est sûr d’une chose :
il bafouillera et ne terminera sans doute pas plus ses phrases à Stockholm que naguère
sur le plateau de Pivot ou au micro de Chancel. Mais il est comme cela, Modiano :
tout dans la tête et dans le cœur, et peu importe qu’il ne sache pas parler des
mots qu’il couche si bien sur le papier. De lui, j’ai plusieurs romans et, sans
surprise, ce sont « Rue des boutiques obscures » et « Dora
Bruder » qui ont produit sur moi la plus forte impression.
Vous parlez de Modiano évoquant notre époque. Je le trouve
plutôt tourné de manière quasi obsessionnelle vers l’Occupation. Une période
qui m’intéresse aussi et à laquelle j’ai consacré en mai 2013 une nouvelle publiée
sur AgoraVox. Si cela vous intéresse, la voici : C’est
un Juif, monsieur le Commissaire.