Alinea, au premier abord Soral m’a fait le même effet de dire des choses justes, mais en l’écoutant avec un peu d’attention (je n’irai pas le lire) on se rend compte qu’il est lui même un impérialiste. Il ne lutte pas contre l’empire en tant que système, mais contre un empire qu’il considère comme ennemi de son propre idéal d’empire. Soral n’est donc pas contre l’empire, mais contre un autre empire que le sien.
Pour ce qui est des valeurs morales, elles sont par définition issues des valeurs religieuses, tandis que les valeurs éthiques sont elles issues des valeurs humanistes. La droite n’a de valeurs religieuse ou éthiques, que par intérêt politique. La gauche aussi, mais pour les raisons opposés, le compromis fait après la seconde guerre mondiale passait par ce qu’on appelle « l’état providence ». Cet équilibre a été rompu avec la chute de l’URSS.
Ce que montre fifi, c’est que les gens vont vers le FN et ses pseudos valeurs chrétiennes, uniquement parce qu’ils pensent y trouver un exutoire à leurs frustrations ou leur bêtise crasse, mais les deux vont souvent de pair.
En tous les cas je constate que Soral parle de « gauche populaire » et non de « gauche des valeurs éthiques ». Erreur ou omission ? J’en doute fort, la gauche est par définition populaire, pourquoi donc répéter la même chose ? Pour donner plus d’ampleur et un semblant de volume au mot gauche sans lui donner de valeurs propres, celle ci étant incarné par la droite aux valeurs morales. Bref, Soral fait du prosélytisme FN.
Cette petite phrase anodine et en apparence bien tourné, dit littéralement, la gauche sans valeurs propres parce que populaire et donc incapable de penser d’elle même comme une foule, doit attendre son salut de la droite des valeurs morales. Autrement dit, cette droite conservatrice et réactionnaire du XIXème siècle à l’esprit impérialiste.