« Des moins paranos commencent sérieusement à se demander s’il n’existe pas des forces christianophobes souterraines bien structurées au sein des classes politique et médiatique françaises. Quoi qu’il en soit, à l’instar de la Nature, l’Humanité a horreur du vide, non pas du vide physique mais de l’absurde vacuité née d’une dope mortifère composée de relativisme, de nihilisme, de laïcisme, de matérialisme, d’hédonisme, d’individualisme et de consumérisme avec laquelle certains tentent vainement de combler le cratère laissé par l’arrachage démentiel de nos racines. »
Détenu par une élite financière et industrielle mondialisée qui concentre entre ses mains l’essentiel des richesses de la planète, le capital se libère désormais du facteur « humain » dans sa production par l’automatisation des tâches et dispose grâce aux médias, à la publicité et sa main-mise sur les réseaux informatiques d’une puissance inégalée de propagande, de formatage et de répression idéologiques : ses perspectives s’orientent maintenant vers la normalisation et l’exploitation industrielle et commerciale du vivant par les biotechnologies.
Après avoir constitué de Constantin jusqu’à la Révolution le pilier « spirituel » de l’Ancien Régime, la hiérarchie ecclésiastique s’est longtemps - au moins jusque Vatican II - alliée, pour en garantissant la soumission de ses ouailles perpétuer sa fonction, à une frange de la bourgeoisie.
Mais à l’instar d’autres traditions ayant résisté aux coups de boutoir du capitalisme et à la marchandisation du monde, l’Église - par la transmission du message « Évangélique » et des valeurs morales, éthiques et spirituelles qui y sont associées - constitue désormais un obstacle à la course du capitalisme dans la mise en place de ce qu’il faut bien qualifier de « Nouvel Ordre Mondial ».
Si elles sont assurément présentes au sein des classes politiques et médiatiques françaises, ces forces « souterraines » dépassent très largement le cadre hexagonal et n’apparaissent pas simplement christianophobes, mais généralement opposées à toute forme de tradition - tant spirituelle ou religieuse que philosophique ou culturelle - irréductible à l’esclavage programmé de l’humanité. Du fait du noyautage d’une partie de son élite par ces mêmes forces « ténébreuses », les convulsions qui déchirent actuellement l’Islam m’en paraissent au delà des clichés fournir le plus douloureux et flagrant exemple.
Pour une aube nouvelle, c’est à contrario dans la préservation de nos racines, l’affirmation de nos identités, la perpétuation et la coexistence citoyenne de ces mêmes traditions (démocratiques, humanistes, chrétiennes, musulmanes, juives, culinaires, ...) que réside notre meilleur espoir de résistance à cette prétendue « fin de l’histoire » et l’éternité de la dictature qu’elle entend projeter sur le monde.
Je vous présente l’expression de mes très cordiales salutations ! 