@Jean J. MOUROT
Si l’on considère une école comme un écosystème, on observe à quel point ces ouvertures/fermetures (d’année en année) sont des chamboulements qui déséquilibrent et viennent s’ajouter à d’autres facteurs d’instabilité. Je peux donner quelques exemples concrets :
- les derniers instits sont sur la sellette et ne peuvent pas s’investir totalement avec l’équipe pédagogique et n’ont pas le temps de connaitre leurs élèves (ils arrivent et repartent, basculés d’école en école). J’ai le cas d’un instit en tête qui est resté un an, est parti sur une autre école dont une classe a fermé l’année suivante : et donc 3 écoles en 3 ans.
- lorsque toutes les classes ont des enfants en difficultés (un, deux ou trois enfants qui peuvent facilement perturber un groupe de 25 ... et attention, je ne rejette pas la fautes sur des gosses). Il suffit d’une seule fermeture pour que la réorganisation implique de rassembler ces même enfants ... On en vient a faire les niveaux et les répartitions pour que justement on puisse séparer certains « élément » et cela devient quasiment impossible
- quand on connait les difficultés pour remplacer des instits qui « craquent » littéralement ... et qu’une classe se retrouve, sur une années avec des postes de remplacement de 3/4 semaines : on se retrouve avec des élèves qui ont 3/4 instits différents sur une année.