A l’auteur.
Bonjour, vous parlez de manière insistante de notre civilisation « judéo-chrétienne », or il me semble, et l’histoire le démontre, que notre civilisation post-celtique est d’origine « gréco (donc romano)-chrétienne » ; le christianisme ayant émergé justement en opposition avec l’idéologie/la philosophie juive du premier siècle de notre ère. Une secte dissidente (le christianisme) qui a rapidement submergée (en nombre) la secte originale. En France, c’est par le coup d’Etat libéral de 1789, et le retour progressif en force des valeurs de l’Ancien testament (dont le protestantisme n’est qu’un avatar) dans la classe dominante qui s’imposa par la force alors que les fondements chrétiens de la civilisation ont commencé d’être sérieusement sapés par cette nouvelle aristocratie, et cela continue de plus belle aujourd’hui. Ce qui explique peut-être en partie la perdition « civilisationnelle » dans laquelle l’Europe se trouve présentement, me paraît-il, écartelée entre la religion de l’oligarchie ultra-minoritaire en nombre (et porteuse de la misère du plus grand nombre), mais aux commandes de tous les pouvoirs, et les sentiments chrétiens (philosophie gréco-romaine) que partagent les peuples. Il suffit de constater le traitement fait à la Grèce ces dernières années, par exemple, pour illustrer ce fait : un des berceaux de notre civilisation ravagé par les représentants les plus significatifs de l’ordre libéral (les banquiers) et l’absence totale de charité chrétienne exercée de la part des gouvernements libéraux à l’endroit de la population locale qu’ils ont laissée se faire « massacrer ». Une violence à la fois symbolique (la Grèce lieu commun de la pensée européenne au sens large) et physique (rayer de la carte et des mémoires ce qui reste du monde que les dominants veulent détruire et faire oublier).