Votre billet fait du bien à lire, même s’il part dans beaucoup de directions, et brasse du vent, mais dans le meilleur sens du terme, textuellement. Neurones miroirs étranges : Rien que les mots de ce beau texte apache « jour, énergie, lune, nuit, de pluie, soleil », et l’évocation d’actions comme celle de la marche paisible, suscitent des impressions heureuses, primaires et fondamentales.
C’est ainsi, comme « si nous y étions », comme ce merveilleux poème d’Arthur, « sensation » provoque l’alchimie étrange, toujours pareille au jour où il l’a écrit, en état de grâce.
Un texte, ou plutôt une prière sacrée, que je connais par cœur et qui me fait office de mantra, quand je me le ressuscite les yeux fermés dans le noir, ou marchant au cœur de cette nature merveilleuse, ce palais d’or qui nous entoure.
: "Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers...Picoté par les blés, fouler l’herbe menue
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.
Voilà une des proposition du plus grand bonheur sur terre. Ce quelque chose dont il suffit de lever le bras vers le ciel pour l’atteindre, au delà des chimères et des songes creux, et des ambitions futiles.
Il faut parfois, comme vous le dites, passer par des expériences cruelles, et flirter avec la maladie et la mort, non pas pour s’apercevoir de cet essentiel, mais sans faire habit de chair et de pensée, et surtout d’émotion.