@Trelawney
Bonne idée, effectivement.
Ci-après une notice d’information :
Compte Offshore : la loi en France
Nombreuses sont les personnes et les entreprises qui sont tentées par la finance offshore. Cependant, ouvrir un compte en banque offshore
n’est pas trivial et il est primordial de rester dans la légalité,au
risque d’être accusé d’évasion fiscale. Voici un résumé de ce que
prévoit la loi en France.
Pour les particuliers
En France, la législation était peu
contraignante au sujet de la finance offshore pour les particuliers
jusqu’au scandale du vol de fichiers informatiques relatives aux
comptes bancaires de milliers d’évadés fiscaux à la banque HSBC Private
Bank. Cette affaire, qui a failli engendrer un incident diplomatique
sans précédent entre Genève et Paris, a conduit les autorités françaises
à être plus attentives à la question des évasions fiscales
des particuliers. Hormis la confédération helvétique, plusieurs pays
collaborent avec la France afin de mener à bien les opérations de
contrôles fiscaux portant sur des fonds à l’étranger.
C’est donc pour contourner l’impôt
(payer moins d’impôt ou pas du tout ) que certains individus préfèrent
mener leurs activités hors de France. Toutefois, ils seront confrontés à
la question du rapatriement et de l’utilisation des revenus ainsi obtenus. Au titre de l’article 6-1 du code général des impôts,
tout ménage français en tant que foyer fiscal est soumis à l’impôt sur
le revenu (IR). Il leur faut donc justifier leurs virements ou
transferts de fonds de leur compte offshore vers la France.
Lorsque ces fonds sont dérisoires, leurs
détenteurs peuvent aisément passer entre les mailles du dispositif
fiscal en utilisant des cartes bancaires (notamment des cartes prépayées)
pour des retraits en espèces. Mais pour les sommes très importantes, il
faut impérativement déclarer pour en profiter pleinement en France.
En cas de manquement ou de fraude, les articles 1727 et 1759 du code général des impôts,
prévoient que le non établissement et le non acquittement d’une créance
fiscale dans le délai légal peut donner lieu à des intérêts de retard
et bien plus.
Pour les entreprises
L’objectif d’une entreprise est de
maximiser son profit tout en minimisant ses coûts (au nombre desquels
figurent les impôts). Plusieurs états appliquent une faible imposition
sur les activités financières des entreprises, ce qui pousse certaines à
monter des sociétés offshore. On les regroupe sous le vocable de paradis fiscaux.
De nombreuses entreprises (et non des
moindres) profitent alors de cette opportunité par le biais de
ramifications dépendant juridiquement de ces états. Toutefois, il
importe pour l’entreprise de déclarer l’ensemble de ses opérations
financières et de ses bénéfices au fisc et de payer l’entièreté de ses
impôts dus au risque d’être poursuivie (à la suite d’un contrôle fiscal)
pour fraude.
Dans plusieurs secteurs, l’État français
accorde des exonérations sous certaines conditions. C’est le cas par
exemple des entreprises exerçant dans la navigation aérienne ou
maritime. Sous réserve de réciprocité, l’État leur accorde une entière
exonération sur les bénéfices réalisés sur le territoire français
(Article 246 du code général des impôts). Le champ d’application de
l’impôt sur les sociétés est balisé par le code général des impôts (CGI)
notamment par le chapitre II du titre premier consacré aux impôts
directs et taxes assimilées.
Pour les entreprises n’ayant pas
d’établissement sur le territoire français (pas de siège en France, ni
aucune représentation), les profits réalisés au titre d’opérations
immobilières font l’objet d’un prélèvement fiscal conformément aux
articles 244 bis et suivants du CGI. L’article 248 E comporte notamment les dispositions relatives à l’impôt sur les plus-values réalisées par les entreprises.
Lorsqu’une entreprise française
transfère des actifs financiers à une de ses ramifications offshore, un
impôt (i) peut être payé à la fin de chaque exercice (suivant le
transfert) dans cet état au titre de ces actifs. En France, un impôt est
également dû sur ces actifs pourtant transférés. Toutefois, pour éviter
une double imposition, le montant de l’impôt payé à
l’étranger pour lesdits actifs est déduit de l’impôt dû en France au
titre de ces actifs transférés ailleurs. Selon l’article 238 bis-0 I,
ces dispositions, en vigueur depuis janvier 1992, sont subordonnées à la
production d’un état détaillant la gestion des actifs susmentionnés.
Source : http://compte-offshore.fr/etranger/banque-offshore-legal/
http://www.paradisfiscaux20.com/compte-bancaire-offshore-prive.htm
Sans oublier ceci :
http://www.lepoint.fr/economie/peut-on-profiter-d-une-societe-offshore-en-toute-legalite-05-04-2013-1650555_28.php