@philippe baron-abrioux
C’est la croyance qui est « de confort » ; la spiritualité est juste partie intégrante de notre être, et, oui, je suis plus pessimiste que vous, j’ai bien l’impression que nombreux sont ceux qui en sont amputés.
C’est vrai que la fraternité est souvent une nostalgie, un rêve, mais je la vois réelle et sûre seulement dans des actions communes ou des épreuves partagées. Si on la pose sur des on-dit ou des luttes ailleurs que nous soutenons, nous avons toutes les chances d’être déçus. La fraternité se touche, elle partage les rires et les cris de souffrance.
"... une telle solidarité intime peut également exister entre voleurs.
Sans doute même dans ce cas elle représente une force. Mais elle ne
conduit pas à la fortune car elle n’est pas invincible. Toutes les
alliances fondées sur la communauté d’intérêts valent seulement jusqu’à
un certain point. Là où cesse cette communauté d’alliance, l’alliance
s’arrête également et l’amitié la plus intime se change souvent en
haine. Ce n’est que là où le fondement réside dans la droiture et la
fermeté que le lien demeure assez robuste pour vaincre toutes les forces
contraires." ( Tchoung Fou, La vérité intérieure)
La spiritualité se passe de croyance, je crois même qu’il est mieux qu’elle n’en ait pas, mais c’est à chacun de voir. Elle est celle qui nous met en adéquation avec notre monde, en cela elle est liée à notre corps par nos sens, pour moi elle n’est pas détachée comme errante dans l’éther arborant fièrement sa supériorité ! Elle est indispensable à la complétude mais ne l’est pas à elle seule. C’est ma manière de la vivre, cela n’en fait pas une vérité pour tous.