@Gatinais33
Je viens de repenser à la petite analyse de texte que vous mettez en lien sur Grothendieck, et vous savez quoi ?
Le mot qui résume tout et qui pourtant n’est pas employé est... Détachement !
L’amour véritable autant que la liberté, prend racine dans ce mot, car c’est aussi lui qui renvoi à sa partie duale, soit... L’attachement.
La relation des deux mots n’est pas statique, elle est dynamique, c’est à dire, que selon la dimension de conscience dans laquelle on se trouve, le sens de la relation s’inverse. Autrement dit, dans une relation, c’est l’attachement qui est considérée comme l’amour, alors que dans une autre, ce sera le détachement.
En fait, si on considère la relation intergénérationnelle, l’attachement sera vu comme l’amour et le détachement comme l’absence d’amour. Car on ne peut laisser libre ce qui n’existe plus et surtout, pas encore, mais seulement agir en conscience de sa réalité future, donc, savoir ce qu’il en sera du monde dans lequel ils naîtrons. Donc, laisser ou non une planète belle ou laide, vivable ou néfaste et qui peut donc (c’est en partie ça le principe de relation de causalité) exiger de se maîtriser.
Par contre, dans la même relation générationnelle,c’est le détachement qui signifie l’amour et l’attachement, l’absence d’amour.
Cela, parce que le détachement, face à une autre réalité concrète dans un même espace-temps, c’est laisser libre l’autre qui est la preuve de son amour et non l’attacher au sens propre, soit, l’emprisonner à ses propres désirs, sans considération de la personne censément aimée.
Pour Dieu, de par sa nature éternelle, l’amour se traduit dans le détachement, parce que tout lui apparait dans sa même « génération », sauf lorsqu’il se pose en cas de conscience d’être... Mais c’est une autre histoire, même si on y est en plein. (on retrouve ce principe « d’ingérence » dans l’hindouisme).
Pour ce qui est de son chant de liberté, c’est une autre petite histoire, mais j’aime bien répéter cet aphorisme.
La liberté exige une grande discipline intérieure, la servitude un minimum, et l’esclavage aucune, car elle est imposé de l’extérieur.
Voilà le genre d’enseignement que prodigue le principe de relation de causalité. Ce n’est pas très lyrique, et c’est sans doute là sa faiblesse !