@eric39
Je reviens vers vous avec du retard, vous m’en excuserez.
La réforme de l’Etat ne doit pas forcément passer par une baisse des effectifs ou un quelconque recul des dépenses publiques. Aujourd’hui la France est contrainte par les conditions de l’UE. Ces conditions qu’elle a elle-même négocié. Comme je l’ai dit dans l’article, l’urgence en ce moment n’est certainement pas à la baisse du déficit mais plutôt à l’ouverture des vannes de la dépense publique dans la limite du raisonnable afin de relancer la consommation. Ceci passe effectivement, comme vous l’avez dit, par une distribution directe de revenu au bénéfice des ménages. C’est d’ailleurs une question envisagé par la BCE et Mario Draghi, dont la politique économique expansive n’a pas montré les effets souhaités, à travers le concept très Friedmanien de « Helicopter Money », qui à mon sens, semble nécessaire du fait de l’absence de canaux de transmission indirecte de cette même politique. Les injections restent dans le circuit interbancaire au lieu de servir à la relance du crédit. Toutefois un consensus pour ce genre de politique nécessitera des délais énormes, car cela revient à remettre en question les statuts de la BCE. Il y a aussi l’idée du revenu de base qui rejoint cette vision, que je partage et que vous semblez partager aussi.
La transition écologique est aussi un enjeu majeur. Il est temps de se détourner des énergies fossiles et de préparer un avenir vert pour assurer un développement sûr et durable.
L’autre nécessité est la réforme fiscale. La fiscalité en France n’est pas assez progressive. Les seuils d’imposition doivent certainement évoluer, notamment en faveur des moins aisés et de la classe moyenne. Il faudrait appeler à une harmonisation fiscale à l’échelon européen pour en finir avec les niches fiscales.