Le vase communicant entre riche est pauvre, c’est aussi la « Théorie du Ruissellement »(*) (que personne n’a jamais vu fonctionner...), chère aux libéraux de tous poils... Argument que Sparta a utilisé... quand ça l’arrangeait. C’est pas la cohérence qui l’étouffe...
En fait, cette profession de foi est pleine d’enseignement : Spartacus
est probablement un petit spéculateur par l’intermédiaire de son
courtier ou de son ordinateur. Pas besoin de production, que des échanges, la richesse qui se crée et se détruit en quelques clics, et uniquement par l’échange marchant... Le point de vue borné et étroit d’un petit spéculateur qui se prend pour un rouage essentiel de l’économie et qui a donc absolument besoin d’évacuer de son raisonnement l’économie réelle pour justifier sa misérable existence de parasite inutile.
La pauvreté l’état naturel... sauf quand on hérite, hein ? C’est marrant parce qu’un argument comme celui là pourrait justifier des droits de succession de 100%... Mais Spartacus le mal nommé ne pousse pas son raisonnement si loin... La cohérence, c’est pour les pauvres...
(*) Pour les non initiés, la « Théorie du Ruissellement » prévoit que la richesse « ruisselle » naturellement des riches vers les pauvres, et que donc enrichir les riches c’est enrichir les pauvres. L’image favorite des libéraloïdes pour illustrer ce mécanisme génial (dont chacun a pu constater au cours des 30 dernières années à quel point il fonctionnait merveilleusement bien..), c’est la fontaine de champagne. Tout un programme...
Thatcher et Reagan adorait cet argument, que Sparta nous ressort à toutes les sauces (avec sa syntaxe très approximative, les contorsions du raisonnement altérant la clarté de l’expression), quand ça l’arrange de présenter l’économie comme des vases communicants... Mais là, ça l’arrangeait pas...