Comme j’ai trouvé mon petit commentaire sec et hargneux, j’ai envie de le remplacer ! :
"C’est quoi la conscience ? Voir
derrière, voir derrière ce que l’on nous montre, tirer le fil des
événements jusqu’à remonter aux causes. Or il paraît plus facile
de s’arrêter à une idée, un dogme ou une croyance autour de
laquelle nous construirons notre sécurité intellectuelle, et si
nous sommes quelques-uns nous serons d’autant plus forts,
c’est-à-dire intransigeants, je dirais butés.
Or si la vie a toujours été en
mouvement, notre capacité aujourd’hui d’en entendre les moindres
frémissements accentue ce besoin de sécurité alors même qu’au
contraire nous devrions nous assouplir pour nous adapter et réfléchir
aux actions à mener contre les points cruciaux.
Nous sommes en retard de quelques
messes à nous laisser distraire par tous les avatars de notre erreur
première : notre sentiment d’immortalité.
Cela fait plus de quarante ans que les
esprits éclairés nous avertissent que le « toujours plus »
est non seulement insane, mais impossible, que la chute est fatale.
Nous sommes au début de cette chute et
plutôt que rebondir, nous nous agrippons. Plutôt qu’écarter de la
main nos prétendus privilèges, nous les défendons comme des
droits, dont personne ne dit qui nous les donneraient ; sinon
nous-mêmes. Or des droits qui induisent un chaos mondial, une
destruction totale de l’environnement essentiel à notre survie, sont
pour le moins sujet à caution.
Si nous avons une pyramide à
construire, c’est bien celle des priorités et je suggère que nous
devrions commencer par éliminer les couches crasse qui nous
aveuglent, nous rendent insensibles, que nous évitions les
influences qui nous rendent égoïstes. Cependant on peut craindre
qu’il ne soit trop tard tant il est difficile d’approfondir au milieu
des turbulences de la modernité, loisirs et technologie envoûtante,
sans parler bien sûr des événements relatés avec force émotion
chaque heure.
La politique c’est surtout cela, voir
loin, devant ou derrière, s’ancrer sur du solide pour y bâtir un
avenir en harmonie avec notre monde. Nous en sommes loin et nous ne
le pourrons pas mais ce peut être une direction de chemin, une
énergie.
Enfin, c’est vous qui voyez,
normalement, la sagesse populaire nous dit de faire ce qu’on peut
avec ce qu’on a, pas de rien faire ou de tout casser. La dette, c’est
vivre au dessus de ses moyens, jouir avant l’effort, donc supprimer
l’effort qui pourtant réapparaît sous la forme de souffrances
inédites, non voulues, subies !!
Mais la sagesse populaire...