@Layly Victor
Politique israélienne ou US, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, chacun a ses objectifs dans le redécoupage du Moyen Orient, dont la carte a été publiée en 2013 dans le New York Times ...
Thierry Meyssan parle
d’un Kurdistan depuis 2014 : « Kurdistan et Califat » "
Dès la chute de Mossoul, j’affirmais que l’actuelle guerre en Irak ne
devait pas être interprétée comme une action de l’ÉIIL, mais comme une
offensive combinée des jihadistes et du gouvernement local kurde afin
d’appliquer le plan états-unien de remodelage du pays [1].
J’étais alors solitaire et cette vision des choses allait à
contre-courant. Trois semaines plus tard, elle est devenue évidente.
Le 20 juin, Israël achetait au gouvernement local kurde le pétrole
qu’il avait volé à Kirkouk malgré l’avis international émis par le
gouvernement fédéral irakien [2].
Le transit du pétrole avait été facilité par l’ÉIIL qui contrôle le
pipe-line et par la Turquie qui laissa la marchandise être chargée sur
un tanker au port de Ceyhan.
Le 25 juin, les partis politiques kurdes d’Irak mettaient de côté
leurs désaccords et formaient un gouvernement d’union locale. Jusque-là,
ils étaient divisés entre deux grandes coalitions, l’une pro-turque et
pro-israélienne dirigée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) des
Barzani, et l’autre pro-iranienne et pro-syrienne, dirigée par l’Union
patriotique du Kurdistan (UPK) des Talabani. L’union entre ces deux
factions n’aurait pas été possible sans un accord préalable entre
Tel-Aviv, Washington et Téhéran." (...)