« Celui qui ne dispose pas des deux
tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu’il soit d’ailleurs
ce qu’il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit. »
(Friedrich Nietzsche – Extrait d’ Humain, trop humain)
Celles et ceux qui fuient l’effort comme la peste n’auront toujours pas lu les quelques pages du fameux (et pourtant fort concis) « éloge de l’otium » ciselé par Bertrand Russell ...
Ils continueront à amalgamer fainéantise, oisiveté, esclavage, prostitution et proxénétisme dans leur conception d’une méritocratie qu’ils s’efforcent de croire éclairée ... mais en resteront davantage aveugles à l’ombre (ie l’obscurantisme
) projetée par leurs propres supposées ’Lumières’ (fantasmées !)
Si le mérite qu’ils s’imaginent détenir ne s’évalue pas en terme d’efforts, sur quoi peut-il bien reposer ?
- leurs lauriers ? ( richesse matérielle acquise par héritage ? / titre de noblesse acquis à vie par un ’concours’ acquis peu après l’âge de la puberté ? / statut d’élu acquis par un stratagème de légitimation déserté par les abstentionnistes ? / capacités innées supérieures leur permettant de profiter sans peine ? - qui aurait alors du mal à rester compatible avec bien des postures ’anti-racistes’ , lorsque ce ’mérite’ se veut de plus héréditaire ! )
Pourtant il est un argument à ne pas négliger pour concevoir que l’effort n’a rien d’incompatible (et même au contraire ! ) avec l’otium :
l’effort d’ apprendre , c’est bon pour la santé ! (Rien de moins !)
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« Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours » disait Gandhi