@CN46400
et bien si vous croyez encore à cette connerie je suis désolé pour vous :
Oui le KPD a eu le tort de ne pas REUSSIR à en mettre en place une stratégie de front populaire comme a pu le faire le PCF. Mais pourquoi lui jeter la pierre ? parce que c’est bien le SPD qui a fait le choix de Hitler.
Et là c’est bien le PS qui fait le choix d’appliquer les ordres du MEDEF et de l’UE avec par exemple la Loi Travail. Et vous vous voulez faire alliance avec le PS ? ridicule
"devant le rapport de force militaire imposé de plus en plus par les
nazis grâce au financement patronal et à la progression électorale de
l’extrême droite sur toute l’Allemagne, le KPD propose au SPD le 28 juin
1932 la mise en place d’un Front du Peuple pouvant regrouper :
le SPD
le KPD
le
SAP (Sozialistische Arbeiterpartei), Parti socialiste ouvrier
d’Allemagne, formé en 1931 à partir d’exclus du SPD. Il compte plus de
15000 militants actifs plus 10000 dans son organisation de jeunesse ; il
édite un quotidien. Il a proposé dès sa création un front unique
anti-fasciste
le
KPD-O (Parti communiste d’Allemagne - opposition) composé d’exclus du
KPD stalinisé et qui propose lui aussi un front unique au KPD et SPD
l’aile gauche du DDP qui n’a pas accepté la fusion avec le DDP
l’ADGB (confédération syndicale majoritaire proche du SPD) et le RGO
(200000 membres) proche du KPD.
plusieurs forces démocratiques, associatives et syndicales prêtes à s’engager face au fascisme
Le SPD refuse, ses grands élus préférant continuer leur cuisine
politicienne avec le ramassis de réactionnaires et de bêtas moisis du
parti catholique Zentrum.
Il est important de comprendre cette attitude du SPD comme un symbole
de l’électoralisme foncier des partis de la mouvance internationale
social-démocrate et socialiste. Ce sont les élus qui déterminent ses
choix politiques en fonction de leur intérêt électoral à court terme. Si
leur meilleure chance d’élection pour le scrutin suivant
consiste en une union des gauches, il le font tout en donnant des
garanties au patronat. Si leur meilleure chance d’élection pour le
scrutin suivant consiste en une alliance avec leur droite, ils le font
encore plus volontiers. Les crises consubstantielles au capitalisme ne
font pas partie de leur horizon réel, les mouvements sociaux et le
risque de dérive fasciste du patronat encore moins. Quant à penser un
lien entre leur carrière électorale personnelle locale et une stratégie
socialiste, c’est là mille fois trop leur demander.
Les bureaucrates syndicaux de l’ADGB, Allgemeine Deutsche
Gewerkschaftsbund (Confédération Générale Syndicale Allemande) membres
du SPD vont adopter une attitude aussi couarde face à Hitler. Après
avoir supprimé les manifestations du 1er mai avant l’arrivée d’Hitler au
pouvoir (pour éviter les provocations), ils vont appeler au 1er mai
national-socialiste de 1933 sous Hitler pour essayer de conserver leurs
postes de permanents. Cette trahison n’empêche pas Hitler de dissoudre
cette confédération syndicale le lendemain. Les locaux syndicaux sont
investis par les SA, de nombreux syndicalistes présents bousculés ou
même battus, quatre assassinés à Duisbourg. Face à l’extrême droite,
l’attitude la plus dangereuse consiste à ne pas la combattre.«
»e 20 juillet 1932, le chancelier « catholique » Von Papen :
démet de ses fonctions le gouvernement régional SPD élu de Prusse
décrète l’état d’exception en Prusse et Brandebourg pour éviter toute réaction
place cet immense secteur géographique sous le contrôle de l’armée dirigée par le pro-nazi Von Rundstedt.
épure l’administration prussienne de ses militants de gauche
Le KPD comme le SAP et le KPD-O renouvellent au SPD premier concerné
la proposition d’unité afin de contrecarrer une décision ouvrant la voie
au fascisme.
Le SPD refuse à nouveau, non seulement toute action commune mais
toute grève des services concernés par les licenciements politiques et
même toute action du peuple de gauche qu’il appelle à "garder son
calme". La bêtise électoraliste n’a décidément pas de limite.
Lors des élections du 6 novembre 1932, le SPD (20,4%) et le KPD
(16,9%) obtiennent ensemble plus de voix que le parti nazi lui-même.
Cependant, à ce moment-là, pour l’essentiel, la droite, l’extrême-droite
et les nazis ne font qu’un.
Le DNVP (droite conservatrice) d’Alfred Hugenberg participe au Front de Harzburg avec avec les nazis.
Le DVP (droite libérale) se situe à peu près sur la même orientation de droite totalitaire que le DNVP.
Quant aux partis classés au « centre » par les sites internet que je viens de consulter, parlons-en !"