Votre hypothèse se défend très bien
@ZenZoe
J’avais très bien compris que vous étiez, peut-être plus que moi encore, un affreux réactionnaire, un de ces exploiteurs du peuple qui ne veulent jamais qu’il puisse accéder à la richesse et au bonheur, et votre approbation ne laisse pas de le confirmer.
Fidel Castro, il faut lui rendre cette justice, aura su se dévouer jusqu’au bout pour assumer presque tout seul l’extrême richesse du peuple cubain et pour s’imposer, si je puis dire, la pénible corvée d’être riche à la place du pauvre. Et Dieu sait pourtant si ce sacrifice, si opposé à ses conceptions marxistes, a dû lui coûter de scrupules de conscience. Il aurait préféré être pauvre, voire misérable, mais il n’a pas cru devoir se dérober à la mission que le sens de l’histoire dicté par le matérialisme dialectique lui commandait si impérieusement.
La richesse, on le sait, est mère de toutes les corruptions et de bien des vices, et le funeste souvenir de Batista n’était pas si loin. Il (Fidel) n’aura jamais voulu que le peuple s’engageât dans un chemin si opposé à la vertu révolutionnaire. Il aura pris sur lui tous les péchés de Cuba, se sera fait, au sens propre du terme, le bouc-émissaire de son île, et se sera offert en victime expiatrice à toutes les médisances si prévisibles de ces salauds de capitalistes que nous sommes vous et moi.
La mort du leader maximo, c’est la mort du mauvais riche. Le peuple cubain, Dieu merci, pendant toutes ces années, sera resté pauvre et vertueux, et à la mort de son leader, il l’est encore plus que jamais, et donc plus que jamais révolutionnaire. Cela me fait penser à Jésus mourant sur sa croix pour rédimer tous les hommes.
J’avais vu une longue interview du leader maximo par un certain Ignacio Ramonet, envoyé par je ne sais quel journal d’une « gauche » déjà bien fascisante, probablement le Monde diplomatique, pour lui cirer méticuleusement les pompes. Je crois me souvenir que Fidel au cours de ce très plaisant documentaire, avait confessé une enfance très chrétienne et de fait, seule la théologie catholique peut expliquer le mystère profond de cette vie de sainteté et le culte de dulie qu’on lui rend aujourd’hui sur cette page, lequel anticipe une probable béatification par notre bon pape François si merveilleusement gâteux.
Allah akbar !