@Pascal L
Ayant suivi quelques vidéos des conférences du « père » Gallez de la confrérie St Jean, filiale des dominicains de sinistre mémoire, ce ne sont pas ses arguments, ne manquant pas d’intérêt, qui m’ont déplu, mais sa condescendance moqueuse, voir son irrespect à l’égard du livre sacré des musulmans.
Comme si les évangiles, dont il se revendique, ne pouvaient être source de moquerie, (marche sur le lac, multiplication des pains etc) voir de dégout pour certains écrits de l’ancien testament, d’où le talmud tire ses horreurs, et en comparaison desquels le Coran tout entier semble un recueil de poésie antique.
De la part d’un religieux « professionnel » cela ne manque pas de sel, c’est l’hôtel-Dieu qui se moque de l’hôpital, était ce le lieu et/ou le type de public présent à sa conférence qui l’incitait à ce « relachement » ?
Je ne sais, en tout cas j’ai retrouvé là ce qui me déplait spécifiquement chez les catholiques « pur jus », type opus dei et autres tartufes vaticanesques, mais qu’on retrouve aussi sous, évidement d’autres formes d’expression, chez certains prétendus musulmans, particulièrement les wahhabites : La certitude de détenir la seule vérité, la seule religion supérieure et nous savons où cela a mené et mène, hélas, encore dans l’histoire de l’humanité.
A se demander si il y a un certain cousinage, ou tout au moins une affiliation commune entre eux, ce qui pourrait expliquer, du moins en partie, cette scandaleuse complicité de l’occident « judéo-chrétien » avec le wahhabisme, ainsi que l’infernale mécanique du « choc des civilisations » que certains essayent obstinément d’enclencher.
Si l’objet de votre argumentation est de me convaincre du « traficotage » des textes coraniques, vous enfoncez une porte ouverte en ce qui me concerne, car peu après la mort du prophète, la détention du Coran est devenue, comme un sceptre royal, un enjeu de pouvoir et de violence.
A ce titre, des historiens musulmans font état d’une anecdote significative : La fille préférée de Muhammad, Fatima-Zohra épouse d’Ali cousin du prophète, qu’il a eu de sa première épouse Khadija, aurait perdu l’enfant qu’elle portait en s’opposant à la saisie de l’exemplaire coranique, dont elle disposait et qu’elle refusait de céder aux autorités califales.
Je ne conteste pas davantage l’influence « judéo-nazaréenne » sur l’Islam, le coran multiplie les références à la Thora et aux Évangiles, (particulièrement celui de Jean) à l’araméen et l’hébreu, le cousin (Ibn Warqa) de la première épouse de Muhammad était probablement nazaréen et son protecteur , en outre et hors le Judaîsme aussi présent, les historiens musulmans font état, avant la naissance du Messager, de pratiques religieuses « abrahamiques » au sein de certains arabes de cette époque, dont le clan Quraïch d’où sont issus les géniteurs du prophète de l’Islam.
Toutes les religions monothéistes sont à l’origine une spiritualité individuelle qui, pour se transmettre collectivement et se pérenniser, deviennent consécutivement transmission orale et écrite.
Avec l’écrit apparait le dilemme de l’esprit et de la lettre, cette dernière trahissant souvent le premier pour peu qu’on l’aide opportunément.
Probablement fin connaisseurs des textes monothéistes antérieurs et des fraudes y afférant, les rédacteurs du Coran ont, semble t il, codé numériquement et mathématiquement des sourates du Coran à l’aide du Joummal, l’ancienne transcription arabe des nombres.
Quel message portent elles en filigrane ? Le sont elles toutes ? Et sinon pourquoi ?
Pour toute personne intriguée et curieuse du phénomène religieux, matrice de toutes les idéologies, par filiation ou opposition, sa naissance, son contexte, son influence civilisationnelle et son évolution historique, l’Islam est une passionnante mine d’or car tout a été consigné très tôt, par ses partisans comme ses adversaires, il suffit de chercher avant que ces tarés de $aoud et leurs complices ne détruisent ses trésors, (Yémen) comme ils l’ont fait aux lieux saint de l’Islam, tout chercheur chevronné vous dira que le hasard joue un grand rôle en la matière.
Hasard ! Tiens encore un mot d’origine arabe en notre belle langue françoise, mais si en français il joue un grand rôle scientifiquement, en arabe il signifie chance et chacun sait qu’elle sourit plus souvent à certains qu’à d’autres. . . Mais alors, qu’est ce que la chance ?. . .