BYE, BYE L’ONU
(discours d’adieu 22 avril 2018) 6 Iyar 5778 (1ère partie)
Aujourd’hui est un grand jour pour Israël et son peuple qui
fête ses 70 ans, il faut dire que ça n’a pas été facile, mais je peux vous
certifier que nous avons réussi au delà de toute espérance. Mais avant d’entrer
dans le vif du sujet de mon discours, je souhaite vous expliquer en quelques
phrases ce qu’est le Talmud.
Le Talmud ne contient pas
de secrets, mais il contient une manière de penser suite aux nombreux fantasmes
associés au Talmud. Le Talmud est un texte concis, d’ou la complexité des mots,
et celui qui ne connaît pas le sens des mots ne pourra atteindre sa plénitude,
car le Talmud vit du questionnement !!
Le Talmud vous ouvre des portes et vous trace des voies, mais il ne vous
persuade pas de passer par ces portes ou d’emprunter ces voies, et il suscite
en vous l’interrogation tout au plus. Souvent il y a deux réponses à la même
question, cela veut dire qu’aucune n’est suffisante ni parfaite, donc il faut
continuer à approfondir les causes de cette imperfection pour parvenir à cette
vérité. Le Talmud est le réceptacle de millénaires de sagesse juive et c’est en
lui que s’exprime la loi orale. Extérieurement, le Talmud se présente sous
l’aspect d’un traité juridique. Chez les Juifs, même les simples discussions
sont une source d’inspiration et surtout d’enseignement.
Parce que ce qui unit les Juifs, ce qui les caractérise
en tant que nation, c’est leur foi : « Nous nous reconnaissons comme nation à
travers notre foi » ; « notre foi est la seule chose qui nous ait préservés ».
C’est pourquoi la tradition juive est « sacrée ».
Au regard du patrimoine juif, le Talmud, la Bible, la Cabale, et les écrits de la
philosophie juive, sont l’universalité du message juif et de l’urgence pour les générations à
venir de ne jamais s’éloigner des préceptes qui font la force et la pérennité
du peuple juif, qui conduisent doucement vers le message juif :
l’humanisme. Le judaïsme a une mémoire ancestrale, il n’y a pas de doutes, car
on ne l’apprend pas, mais on se la rappelle. L’exclusion a provoqué chez les
juifs le travail intellectuel, on peut tout prohiber, mais non ce que vous
pensez. Ils manipulent les émotions et non la raison.
Dans chacune de ces histoires bibliques, les Juifs étaient
une minorité dans un autre pays. Il ne s’agit pas là d’une simple coïncidence,
car celui qui est minoritaire dans un pays, quel qu’il soit, est par
définition plus faible et plus
vulnérable que les membres de la majorité, et risque donc davantage de voir
colporter sur son compte des mensonges.
Le fait que l’Église parle de la Torah comme Ancien Testament
et que les Écritures chrétiennes comme le Nouveau Testament un siècle plus
tard, est un coup de Pub : car que dit la publicité, l’ancien est remplacé
par le nouveau qui a une connotation de fraîcheur, de modernité, de jeunesse et
de dynamisme. Et pour cela il faut dénigrer l’ancien par tous les moyens pour
que le nouveau s’installe dans la tête du peuple, quitte à se contredire.
Dans les plus sombres jours de l’Exil certains penseurs
juifs ont pu trouver le réconfort dans l’idée qu’ils étaient supérieurs à leurs
voisins, cette supériorité se traduisait en termes spirituels et non ethniques
ou physiques. Le Juif n’a jamais cherché à dominer, mais à enseigner, non pas
par des méthodes coercitives, mais par l’exemple de leur vie nationale.
Vous découvrirez que personne n’a jamais, jamais, agi entièrement pour les autres.
Tout acte est dirigé vers soi, tout service ne sert que soi, tout amour n’aime
que soi.
Le désespoir est, à mes yeux, la rançon de la lucidité.
Regardez la vie droit dans les yeux : vous n’y verrez que du désespoir.
J’ai compris il y a longtemps qu’il est plus facile de vivre
avec une mauvaise réputation qu’avec une mauvaise conscience.
Devoir, propriété, fidélité, altruisme, gentillesse… Ce ne
sont là que des somnifères qui nous plongent dans un doux et profond sommeil, si profond qu’on ne se
réveille qu’à la fin de sa vie – pour peu que l’on se réveille jamais – qui
plus est pour se rendre compte qu’on n’a jamais vraiment vécu.
La création de l’Etat d’Israël a été approuvé par cette même
assemblée, afin de rassembler les juifs du monde entier pour finalement mieux
les exterminer, car personne n’a donné la moindre chance de survie, entouré de
plusieurs pays arabes hostiles (300 millions) contre quelques centaines de
milliers de juifs, mais contre toute attente nous avons résisté et même gagné. La
raison d’être d’Israël est de donner à tous les Juifs du monde l’Etat nation
dont ils avaient été dépossédés depuis deux millénaires. Le Talmud dit que le
désespoir n’existe pas. Le peuple juif a fondé
un État sur la base d’un consensus et de traités internationaux, ce dont ne
peuvent se prévaloir que très peu d’États.
A la création d’Israël, le monde entier était persuadé qu’il
allait disparaître, et qu’il fallait se préparer à recueillir les survivants
s’il en restait ! C’est une vieille histoire, qui à chaque siècle recommence, et la flamme de la vie brûlera
toujours en nous, car cela dure depuis 2000 ans. Qu’est ce que vous allez
encore nous trouver pour essayer de nous détruire ? Vous n’avez pas encore
compris que vos dés sont pipés et que nous connaissons vos manigances et vos
alliances incestueuses et schizophréniques, et qu’elles vous mèneront finalement
à votre perte. Il n’y a pas de doute, vous avez un corps antisioniste et le
sang antisémite !!
Nous étions un peuple sans espoir. Nous avons été
saigné à blanc, non pas une fois, ni deux fois, mais de siècle en siècle,
encore et encore. Nous avons perdu un tiers de notre peuple en une génération .
Un million et demi de ses membres étaient des enfants, les nôtres. Personne
n’est venu à notre secours. Nous avons souffert et sommes morts
seuls. Nous ne pouvions rien faire. Mais maintenant, nous pouvons. Maintenant
nous pouvons nous défendre nous-mêmes. » Combien
de siècles croyez vous qu’un être humain puisse tenir, résister et subir en
encaissant gifle sur gifle sans jamais
se révolter ? Et puis vous êtes là, pour nous le rappeler qu’on ne doit
jamais compter sur personne que sur nous même !!
Descartes a dit : « Je pense, donc je
suis », et la logique juive dit : « Je suis, donc Je
pense ».
Le peuple Juif devrait recevoir chaque année un Prix Nobel d’endurance
et de résistance.
Un si petit peuple mais qui focalise tant de haine depuis
plus de 2000 ans. Dans l’histoire de l’humanité, tant de peuples, de nations
ont voulu détruire ce peuple, le réduire à l’esclavage, lui faire abdiquer sa
foi. L’histoire de ce petit peuple est emblématique de ce que l’humanité est
capable d’inventer dans sa folie meurtrière. Pensez donc 7 millions d’âmes au regard de la population de la planète
estimée à 6,793 milliards. 0,25 % de la population mondiale…
Depuis plus de 2000 ans, la folie irrationnelle de l’esprit
humain se focalise sur le peuple juif pour tenter de le faire disparaître. Cela
relève de la psychanalyse de groupe. Le peuple juif est devenu le « bouc
émissaire » par essence, coupable de tous les maux, de toutes les misères,
de toutes les calamités qui s’abattent sur le reste de l’humanité.