@rogal
Bonsoir Rogal.
Cette citation est attribuée à D. Erasme, un phare dans les ténèbres d’un humanisme sans cesse menacé.Ci-après quelques liens intéressants.
Les travaux d’Érasme et de ses successeurs ébranlent le monopole de la Vulgate
latine, suscitant de nombreuses attaques et polémiques. Ses
critiques vis-à-vis de l’Église et des abus du clergé rejoignent celles
des Réformateurs. Érasme reste néanmoins partisan de l’unité de l’Église
et non de la rupture. Certaines de ses idées se retrouvent chez Luther : le principe d’une
théologie fondée sur l’Écriture, l’importance de la religion intérieure
qui relativise les œuvres et les cérémonies extérieures, l’accès de tous
au texte biblique en langue vernaculaire.
" Le soleil est un bien commun, offert à tout le monde. Il n’en
va pas autrement avec la science du Christ… Je suis tout à fait opposé à
l’avis de ceux qui ne veulent pas que les lettres divines soient
traduites en langue vulgaire pour être lues par les profanes, comme si
l’enseignement du Christ était si voilé que seule une poignée de
théologiens pouvait le comprendre, ou bien comme si le rempart de la
religion chrétienne était fait de l’ignorance où on la tiendrait. Je
voudrais que toutes les plus humbles des femmes lisent les évangiles,
lisent les épîtres de saint Paul.
Puissent ces livres être traduits en toutes les langues, de façon
que les Écossais, les Irlandais, mais aussi les Turcs et les Sarrasins
soient en mesure de les lire et de les connaître… Puisse le paysan au
manche de sa charrue en chanter des passages, le tisserand à ses lisses
en moduler quelque air, ou le voyageur alléger la fatigue de la route
avec ses récits ». (Préface du Nouveau Testament, 1516)
http://www.museeprotestant.org/notice/erasme-1469-1536/
http://www.erasmus.org/index.cfm
http://www.panurge.org/spip.php?article629