Pour
Monsieur MELENCHON, la conception du travail est traditionnelle,
c’est essentiellement le salariat avec
une forte opposition au patronat.
Il n’est nullement
dit dans le programme porté par JLM, L’Avenir en commun, que les
patrons seraient en quelque manière combattus. Car ce n’est pas les
combattre que leur accorder sans vérification de leur apport de
plus-value dans l’entreprise, un salaire égal à 20 fois le plus
faible salaire versé dans cette entreprise. Ils vivront bien, rassurés par un carnet de commande rempli !
Il n’est pas non
plus prévu de combattre les petits entrepreneurs : au contraire, bon
nombre d’entre eux ont dû mettre la clé sous la porte, faute
d’avoir été payés à temps par les gros clients, parfois client
unique que sont les grandes entreprises donneuses d’ordre.
Dans ce cas les
banques n’acceptent pas le report d’échéance ou exigent des
intérêts ruineux pour un prêt-relais.
Si Mélenchon est
président, les prêts-relais seront systématique et sans intérêts,
prêts versés par des banques privées ou une banque publique
d’investissement.
Par ailleurs
j’aimerais savoir ce qu’est une conception « non-traditionnelle »
du salariat.
Les propositions de
L’Avenir en commun ont été faites ou contrôlées par des
économistes de l’envergure de Jacques Généreux. Personne
n’ignore que l’évolution des techniques va détruire des emplois.
Mais la transition énergétique, la révolution agricole,
l’utilisation des immenses ressources des océans en créeront
beaucoup plus.
Pour cela il faudra
des chercheurs théoriques, des ingénieurs, des techniciens et un
personnel d’application très instruit. Il est donc prévu de
reconstruire un enseignement professionnel à la hauteur des enjeux,
une formation continue ou de reconversion de haut niveau.
La France n’a jamais
été aussi riche. Il n’y aura pas de problème de financement. Là
encore, les économistes ont fait des calculs éclairants.