@Laulau
Il y a pollution
sur le nord de la France lorsque nous sommes dans un régime
anticyclonique avec des vents faibles mais présents tout de même
avec des retours d’Est [force de Coriolis]. Il n’est pas
nécessaire que ces vents soient forts pour pousser un nuage de
particules, au contraire. Lorsqu’il n’y a pas d’anticyclone,
[mais une dépression barométrique], les vents viennent de
l’ouest [force de Coriolis] mais ils ne sont pas toujours
violents. Alors pourquoi pas de pollution dans ce cas ?
Ceci est un
argument irréfragable sur le fait que la pollution par particules
fines vient en bonne partie d’Allemagne et de Belgique.
J’ajouterai que dans
l’anticyclone la pression barométrique est élevée, l’air plus
dense « porte » mieux ces fines particules. De plus cet air
est plus sec, le soleil brille, or la pluie intense rabat vers le sol
une bonne partie des particules fines qui flottent dans l’atmosphère.
Si les particules veant de l’est étaient portées par de l’air
humide et pluvieux, la pollution n’atteindrait pas Paris, Rouen, Le
Havre.
Les propriétaires
de centrales à charbon ou lignite pourraient-ils éliminer les
particules, de suie en réalité, c’est à dire de microcristaux de
carbone pur qui s’échappent par leurs cheminées ?
Certainement, car
cela est réalisé pour des usines d’incinération des ordures
ménagères : les particules de carbones sont chargées en
électricité statique de charges opposées à des panneaux sur
lesquels elles viennent se déposer. 99% de la suie est ainsi
éliminée.
Une autre solution
est de brûler ces microcristaux de carbone sur des parois chauffées
au rouge à la sortie des chaudières.
Mais naturellement
les deux procédés consomment de l’énergie et donc diminue le
profit des actionnaires.
On peut de la même
façon éliminer les particules fines s’échappant des moteurs
diesels : il suffit d’élever la température à l’intérieur des
cylindres en injectant davantage d’air pour une combustion plus
complète. Ce qui d’ailleurs augmente le rendement du moteur selon la
loi de Carnot. Le problème est qu’il se forme des oxydes d’azote,
gaz très toxiques.
Et qu’il faut que
les cylindres et pistons supportent cette élévation de température
et de pression.
On peut résoudre
apparemment le problème des oxydes d’azote. L’azote est un gaz
neutre. Sa liaison chimique avec l’oxygène est donc faible. On peut
dissocier les molécules d’oxydes d’azote avec un catalyseur, l’oxyde
de titane, si celui-ci est activé par un rayonnement ultraviolet. Il
serait envisageable de disposer dans l’échappement un tel
dispositif.
Un tel moteur
battrait le moteur à essence à plate couture surtout s’il était
associé à un moteur électrique sur batteries puissantes car son
fonctionnement n’est optimal que pour une plage étroite de vitesse
de rotation. Pour les accélérations et pour les basses vitesses, le
moteur électrique est supérieur.