On entend beaucoup
de sympathisants de Fillon gémir à l’unisson sur la victoire aux
primaires qu’on voudrait leur enlever sous le prétexte assez
futile d’ailleurs que l’élection aux Présidentielles
deviendrait ingagnable par le châtelain de Sablé sur Sarthe sur la
foi de sondages qui ont encore tout le temps d’évoluer
en deux mois.
Le vrai plan B de l’oligarchie c’est Macron et, si la baudruche devait éclater, on reviendrait mécaniquement à Fillon en oubliant médiatiquement la source de ses présents déboires.
L’autre plan dit B
pressenti, Alain Juppé, qui avait semblé séduit par l’idée de
devenir le candidat de substitution vient de claquer le porte, se
rendant sans doute finalement compte qu’il était manipulé par des
personnes au double langage permanent et qu’on voulait peut-être
lui imputer la responsabilité de l’échec pour le coup hautement prévisible
puisque son score aux primaires démontrait son absence de
légitimité.
Il serait temps que ce mauvais feuilleton prît enfin fin et que l’on s’occupât de
réellement confronter les programmes les uns aux autres même si
l’on sait bien et son dernier passage sur Fr2 en atteste que celui
de Mélenchon sera systématiquement démoli par les comptables
bornés qui ne croient qu’à leurs propres errements et celui qui
le porte moqué ou vilipendé sur ses amitiés supposées ou réelles.
La difficulté pour
la « France Insoumise » , c’est de passer la rampe des conformismes qui
caractérisent le système médiatique mis sous la coupe d’une
pensée plurielle en apparence mais unique dans les faits.
Il est symptomatique
que si Mélenchon est comptable de tous les échecs successifs de la Gauche, de
Tsipras par exemple, victime de ces forces qu’il dénonce, personne
en face n’est jamais responsable des décennies de crise systémique
qui ont plongé le pays et l’Europe occidentale dans la régression
sociale : leurs erreurs sont portées à leur crédit et ceux
qui les dénoncent ne sont en vérité que de dangereux rêveurs dont
il faut faire taire les élucubrations.